Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi dernier un projet de loi sur le service minimum à l'école
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La FSU, première organisation syndicale chez les enseignants, a rassemblé des milliers de manifestants dimanche à Paris contre les projets du gouvernement et du président pour l'Education nationale.
Pour le syndicat, Nicolas Sarkozy a même franchi "la ligne rouge". L'objet de la colère: jeudi, sur France 2, le président a annoncé un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants dans les écoles primaires les jours de grève.
En clair: un service minimum pour l'école. Le texte doit être déposé par le gouvernement avant l'été. Cette déclaration a eu lieu dans un contexte très tendu, au soir d'une journée de grève du personnel éducatif.
Aux communes de s'organiser
Entre 46 et 63% des professeurs des écoles et entre 33 et 55% des profs de collèges et lycées s'étaient mobilisés jeudi pour protester contre les suppressions de postes à la rentrée dans l'Education nationale, et contre les nouveaux programmes du primaire.
Si le projet de loi est voté, les enseignants grévistes devront se déclarer 48 heures à l'avance. Ce sera ensuite aux communes de s'organiser pour accueillir les enfants. Les agents municipaux seraient payés grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.
Ce service minimum a déjà été expérimenté lors des dernières grèves par certaines communes.
Qu'en pensez-vous? Le chef de l'Etat va-t-il cette fois trop loin en imposant cette réforme? Est-elle nécessaire? Le droit de grève s'en trouve-t-il menacé? Est-ce un moyen de détourner l'attention?
Aurélie Blondel