Fadela Amara, ex présidente de Ni putes ni soumises, aujourd'hui au gouvernement.
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Les 40 ans de la pilule contraceptive ont été célébrés l'an dernier, le planning familial a fêté ses 50 ans en 2006, la dépénalisation de l'avortement, ses 30 ans en 2005.... Mais si un seul événement symbolise cette évolution, c'est bien Mai 68 - il y a 40 ans aujourd'hui.
Aujourd'hui cependant, que reste-t-il du féminisme? Les mentalités ont évolué, certains hommes sont parfois plus féministes que bien des femmes, semble-t-il.
Les combats pour l'égalité homme-femme se nichent désormais dans quelques domaines bien précis, entre autre celui de l'entreprise. Selon les derniers chiffres, les femmes gagnent en moyenne 25% des moins que les hommes, à travail équivalent.
Face à ces injustices, une nouvelle génération de filles a pris la relève voici quelques années. Elles se sont fait appeler "Ni putes ni soumises", " Voix d'elles rebelles", "Nanas beurs" ou "Chiennes de garde".
Une nouvelle définition du féminisme
Mais il manque la motivation première: les batailles les plus importantes ont déjà été menées avec succès.
Surtout, nombre jeunes femmes ne se reconnaissent pas dans le discours et les modes d'action féministes, jugés trop agressifs. La lutte pour l'égalité doit-elle se faire contre les hommes ou avec eux, à leurs côtés? Si la société a changé, la notion de féminisme ne devrait-elle pas, elle aussi, revêtir d'autres aspects?
Vous, qu'en pensez-vous? Le féminisme a-t-il un avenir? Faut-il considérer que ce mouvement est mort ou seulement en redéfinir les objectifs ?
Eléonor Le Bugle