Le cyclone a peut-être fait 100 000 morts.
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Peut-être 100 000 morts, des disparus par dizaines de milliers, une ville entière anéantie... Le cyclone Nargis plonge de nouveau la Birmanie dans le chaos. Le bilan ne cesse de s'alourdir depuis son passage et le risque d'épidémie menace les survivants.
Cette catastrophe bouleverse un pays marqué par les violences politiques. A la fin de 2007, la junte militaire au pouvoir en Birmanie avait mené une répression brutale contre les défilés des moines bouddhistes.
La plupart des victimes ont été emportées par une vague géante, provoquée par le passage de l'ouragan. Ce cyclone est le plus meurtrier en Asie depuis 1991: 143 000 personnes avaient alors été tuées au Bangladesh.
L'aide internationale
Face à l'ampleur de la catastrophe, les autorités birmanes restent très réticentes à recevoir l'aide internationale.
Le pouvoir a imposé ses conditions : selon un ministre birman, les équipes qui se rendront dans le pays devront négocier avec le régime leur entrée sur le territoire. Pour l'instant, humanitaires et journalistes ne peuvent pas entrer.
L'aide financière est-elle appropriée ? Ne faudrait-il pas plutôt soutenir la Birmanie dans son développement socio-économique ? Peut-on arrêter de soutenir le passage à la démocratie du pays ? Vous, qu'en pensez-vous ?
Eléonor Le Bugle