Arnaud Di Pasquale porte la torche éteinte avant de la mettre en sécurité à bord d'un bus, le 7 avril 2008 à Paris
- © Joël Saget/ AFP
Un parcours de 28 km, 80 porteurs de flamme, 32 véhicules de CRS et plusieurs milliers de policiers et gendarmes. Paris avait vu les choses en grand pour accueillir la flamme olympique hier.
Mais la traversée de la capitale a été pleine de rebondissements: incidents entre pro-tibétains et prochinois, interventions des forces de police, extinction de la flamme, mise à l'abri dans un bus, retard, déviations…
Loin de la fête
On était donc loin de «la grande fête» qu'avait annoncée le conseiller de l'ambassade de Chine à Paris, Hu Chang Chun.
Fiasco ou parcours chargé de symboles? Alors que les Jeux Olympiques continuent de faire débat sur la scène internationale, la France a aujourd'hui une question à se poser: fallait-il vraiment accueillir la flamme à Paris?
Pensez-vous qu'il s'agissait là d'un devoir, à la fois envers les sportifs et pour la promotion des droits de l'Homme? Ou aurions-nous dû au contraire éviter cette journée chaotique aux vues du contexte tendu? Et finalement, ce passage de la flamme à Paris aura-t-il selon vous servi à quelque chose?
Eva John