25 000 personnes ont manifesté contre les OGM ce week-end
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Banderoles provocatrices, blocage de silos, arrachage des plants de maïs transgéniques… Les associations anti-OGM - Attac, Confédération paysanne, Les faucheurs volontaires- ont souvent défrayé la chronique, privilégiant souvent des modes d'actions "durs".
Depuis quelque temps pourtant, les plus radicaux d'entre eux cherchent des moyens plus "doux" de se faire entendre, alors que la loi sur les organismes génétiquement modifiés est discutée cette semaine par les députés.
En février, le Sénat avait en effet ajouté un premier amendement, alors très polémique, sur le fauchage : considéré comme un délit, il devient passible de deux ans de prison et 75 000 euros d'amendes. De quoi faire taire les plus volontaires… Cette peine est au coeur du débat cette semaine.
"Se battre comme des chiens"
Diverses associations anti-OGM ont organisé des manifestations ce week-end, à travers toute la France. Elles ont mobilisé environ 25 000 personnes. L'organisation écolo Greenpeace a quant à elle déposé 9 tonnes de maïs "sans OGM" devant le siège de l'UMP, à Paris, lundi.
Mais ces actions sont-elles aussi "efficaces" que le fauchage ?
Noël Mamère et d'autres députés Verts ont promis de "se battre comme des chiens" contre le texte de loi, aux côtés du collectif anti-OGM. Mais comment ?
La fin justifie-t-elle les moyens? Le fauchage est-il le seul moyen de se faire entendre dans un débat très passionné ou faut-il le sanctionner? Vous, qu'en pensez-vous ?
Eléonor Le Bugle