Air France se concentre sur les destinations lointaines
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L'Hexagone n'est plus le jardin d'Air France. Sur les dessertes Paris-Province, c'est désormais le TGV qui a l'avantage.
Air France en tire les conséquences. Fin février, les liaisons Orly-Rennes et Orly-Lyon ont été fermées. Les destinations Avignon, Strasbourg et Bordeaux devraient bientôt connaître le même sort.
Un document "exploratoire" de la compagnie évoque la suppression de 1 000 emplois d'ici à 2016.
Tout dépend de la durée du trajet...
Le TGV Est est le meilleur exemple de cette tendance: en octobre dernier, Air France estimait que le nouveau train lui ferait perdre un demi-million de passagers par an.
Le match TGV contre avion est quasiment mécanique. Dès que le TGV assure une liaison en moins de 3 heures, il récupère 70 % des passagers. A 3 heures, l'avion et le train se partagent la moitié du trafic. Au-delà de 4 heures, l'avion reprend plus de 60 % du marché.
Pour les liaisons intérieures, faut-il privilégier le TGV qui ne dessert quelques villes ou favoriser encore l'avion, qui reste plus souple et génère des emplois? Vous, qu'en pensez-vous ?
Eléonor Le Bugle