Laurence Parisot le 8 février 2008 à Bruxelles
- © AFP (Dominique Faget)
Un million et demi d'euros: c'est la prime de départ négociée par Denis Gautier-Sauvagnac lorsqu'il a quitté la présidence de l'UIMM, l'Union des industries et des métiers de la métallurgies.
Cette nouvelle affaire de parachute doré, révélée par l'hebdomadaire Marianne jeudi, a d'autant plus scandalisé que, si Denis Gautier-Sauvagnac a dû partir, c'est parce qu'il est soupçonné d'avoir retiré 19 millions d'euros des caisses de l'UIMM!
Et ce n'est pas tout: l'UIMM aurait aussi accepté de prendre en charge les éventuelles conséquences financières de l'affaire, en échange, selon Marianne, du silence de l'intéressé sur l'identité des bénéficiaires des retraits.
La colère de la patronne des patrons
Même si Denis Gautier-Sauvagnac a démenti avoir vendu son silence, Laurence Parisot est furieuse. La présidente du Medef a immédiatement déclaré la guerre à l'immoralité. "Trop c'est trop, ça abîme l'image des entreprises", s'est-elle insurgé dès samedi sur France 2.
L'UIMM n'est pas une filiale du Medef, elle est son plus puissant adhérent. Le scandale ne peut donc pas laisser le Medef indemne.
Comme Laurence Parisot, pensez-vous que ces pratiques sont insupportables et qu'il est temps de changer les pratiques au Medef et peut-être au-delà?
Ou bien craignez-vous la déstablilisation du système? Denis Gautier-Sauvagnac serait-il un bouc émissaire?
Aurélie Blondel