21 membres du gouvernement sont candidats aux prochaines élections municipales
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Les partis de gauche et de droite s'entendent sur ce point: le scrutin municipal de mars sera un "test national".
Pour les deux bords, le retour aux urnes de 40 millions d'électeurs -pour la première fois depuis la présidentielle et les législatives du printemps 2007- devrait être l'occasion de sanctionner ou de valider l'action et le style Sarkozy.
Les élections des 9 et 16 mars prochains se politisent.
Preuve en est la candidature de 21 membres du gouvernement, qui invoquent la nécessité d'un ancrage local. Deux exemples: le Premier ministre François Fillon est candidat à Solesmes (Sarthe) ; Rama Yade, secrétaire d'Etat à la Francophonie, a choisi de briguer le mandat de Colombes (Hauts-de-Seine).
Une élection locale et personnelle
Mais cette volonté de revisiter l'enjeu des municipales n'est pas du goût des Français: 79% d'entre eux déclarent privilégier les questions locales lors de ce vote, selon un sondage LH2 réalisé pour le quotidien "Libération".
Certains hommes politiques leur donnent d'ailleurs raison, refusant d'appliquer les règles que leur imposerait l'état-major de leur parti, à Paris.
Vous, qu'en pensez-vous ? Croyez-vous qu'il est bon de faire prochaines élections municipales un enjeu national?
Eléonor Le Bugle