Liesse à Pristina après la proclamation d'indépendance du Kosovo le 17 février 2008
- © AFP - Dimitar Dilkoff
La province du Kosovo a proclamé son indépendance dimanche. C'est un fait historique pour cette région jusqu'ici serbe, qui vit depuis 1999 sous administration des Nations Unies et sous protection de la KFOR, la force de l'Otan.
Mais la prochaine étape est plus cruciale encore: la reconnaissance de cette indépendance par la communauté internationale. C'est ce qu'a demandé le président kosovar Fatmir Sejdiu à tous les pays du monde.
La majorité des pays de l'Union européenne - notamment la France - s'apprête à l'approuver. Mais le sujet fait débat au conseil de sécurité de l'ONU comme au sein de l'Union...
Une partie de l'Europe dit non
Au lendemain de la proclamation historique, le Conseil de sécurité a accueilli le président serbe Boris Tadic, tandis que les ministres des affaires étrangères de l'Union se réunissaient à Bruxelles pour tenter de trouver une position commune.
Six pays européens ont déjà exprimé leur opposition à cette indépendance, prédisant le retour des tensions dans la région mais aussi la propagation du nationalisme à travers tout le continent.
Doit-on, comme les Kosovars ce week-end, se réjouir de l'annonce de ce nouvel Etat? Ou est-ce là la porte ouverte à de nouvelles tensions dans une région marquée par des dizaines d'années de conflit? A votre avis, la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo est-elle une bonne chose?
Eva John