L'armée française aux portes du palais présidentiel de N'Djamena
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Le 2 février, des rebelles, apparemment soutenus par le Soudan, prennent la capitale du Tchad, N'Djamena. Seul le palais présidentiel, où le chef de l'Etat Idriss Déby s'est réfugié, est épargné.
Tout de suite, la France déclare son soutien au gouvernement au pouvoir. Elle évacue et met à l'abri les quelques 2 000 ressortissants français résidants au Tchad, ancien protectorat puis colonie française pendant plus de 40 ans, jusqu'en 1960.
Un accord de coopération militaire
Malgré un accord de coopération militaire, la France est intervenue au minimum jusqu'ici, alors même que l'ONU autorise à mettre fin, par les armes s'il le faut, à la rébellion au Tchad.
C'est l'armée tchadienne qui a repris le contrôle de la situation. Lundi 4 février, les rebelles ont quitté la ville et ses environs. Les combats ont fait plus d'un millier de blessés, et 20 000 à 30 000 civils ont fui vers le Cameroun voisin. Le président Déby a sauvé sa position.
Si la situation devait à nouveau se tendre, la question d'une intervention militaire française se poserait à nouveau. Et cette fois, suffira-t-il à l'armée française de faire acte de présence dans les rues de N'Djamena?
Plus de 40 ans après la décolonisation, l'implication de la France en Afrique reste problématique. Faut-il renforcer la présence militaire au Tchad? Qu'en pensez-vous?
Eléonor Le Bugle