12/02/2014 à 15:42

Suisse : moins de gruyère à cause du vote sur l'immigration?

Les fromages suisses pourraient en effet faire les frais du vote sur la limitation de l'immigration, s'inquiète une association en charge de leur promotion.

Photographe : TORSTEN SILZ, AFP :: Des suppporters de l'équipe suisse de football, le 7 juin 2008. (archives) photo : TORSTEN SILZ, AFP
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"Si on pense à la Suisse, on pense au fromage". Au lendemain du référendum qui limite l'immigration en Suisse, Manuel Sonderegger, porte-parole de Switzerland Cheese Marketing (SCM), est inquiète. "On a un peu peur que cela ait un impact sur l'image de la Suisse."

Petite cause, grands effets, les fromages suisses pourraient en effet faire les frais du vote sur la limitation de l'immigration malgré la hausse de ses exportations en 2013. "Avec ce vote, il serait peut-être possible que des gens boycottent le fromage suisse, même si on ne l'espère pas".

L'Europe est le plus gros marché pour les fromages suisses, qui absorbe plus de 80% de ses exportations. En 2013, les exportations suisses de fromage ont totalisé 68.009 tonnes, affichant une progression en un an de 1,7% en volume et de 4,8% en valeur, selon les chiffres publiés par Switzerland Cheese Marketing en coopération avec TSM Fiduciaire. Ses principaux marchés sont l'Allemagne, où les exportations fromagères ont atteint 55.887 tonnes, suivie par l'Italie, où elles se chiffraient à 11.848 tonnes, et de la France, à raison de 5.621 tonnes.

Les variétés les plus vendues sont l'Emmentaler AOC, le Gruyère AOP et l'Appenzeller, qui représentent à elles seules plus de la moitié des volumes acheminés à l'étranger, précise le communiqué de SCM et de TSM. La raclette a cependant vu ses exportations grimper de 12% tandis que celles de fromage pour fondue prêt à l'emploi et de la Tête de Moine AOP ont progressé respectivement de 9,7% et de 5,4%.

Dans l'immédiat, Manuela Sonderegger a estimé qu'il était encore trop tôt pour évaluer les conséquences du vote sur les exportations fromagères dans l'Union européenne. "Pour l'instant, les accords bilatéraux sont toujours là et nous espérons que le Conseil Fédéral (gouvernement) va trouver une solution", a-t-elle dit. "Mais actuellement notre plus gros souci, c'est l'image de la Suisse",

 

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