A Madrid les hommes ne devront plus écarter les jambes dans le bus

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 Un autocollant dans un bus à Madrid, le 15 juin 2017

Un autocollant dans un bus à Madrid, le 15 juin 2017

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© AFP, GERARD JULIEN
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AFP, publié le vendredi 16 juin 2017 à 13h27

"C'est un manque total de respect et d'éducation": à Madrid les premiers autocollants apposés dans les bus contre la pratique consistant à s'asseoir les jambes écartées sont apparus cette semaine, une initiative largement approuvée par les madrilènes. 

Depuis jeudi, plusieurs bus affichent un autocollant contre la pratique dite du "manspreading". 

Le terme est apparu en 2014 à New York, suite à une campagne de la Metropolitan transit authority (MTA, transports new-yorkais) selon le dictionnaire d'Oxford. 

A Madrid, dirigée depuis 2015 par une plateforme citoyenne de gauche, l'image qui sera affichée dans 2.000 bus, montre un homme peint en rouge écartant allègrement bras et jambes, empiétant sur la place d'à côté, accompagné de la mention "Respectez l'espace d'autrui".

Pour Melisa Garcia, Madrilène de 30 ans, c'est une bonne idée: "C'est un manque total de respect et d'éducation", dit-elle avant d'avouer qu'elle n'a pas hésité à "donner un coup de pied" au dernier auteur de ce méfait: "Je lui ai dit: +la place que tu occupes est assez large pour toi+". 

La mise en place du pictogramme intervient après une campagne du collectif "Femmes en lutte" sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MadridSinManspreading contre cette pratique plutôt attribuée aux hommes.

"Il y a un sens de la hiérarchie et de la territorialité, comme si l'espace leur appartenait", écrit le collectif. 

"Nous ne disons pas que les hommes sont mal élevés ou machistes, c'est un problème de société (...) On nous apprend à nous les femmes à nous asseoir les jambes bien serrées, et aux hommes à prendre de l'espace", explique Paula Argilacé, membre de ce collectif.  

D'ailleurs, si la pratique est souvent attribuée aux hommes, elle est aussi parfois adoptée par des femmes, se plaint Robert Durou, retraité de 75 ans. "Avant... les gens étaient plus soucieux des autres", ajoute t-il l'air déçu. 

David Correa Clares, 19 ans, fait partie de ceux qui pratiquent le "manspreading". "Des gens m'ont déjà dit que ça les dérangeait et je me suis assis poliment et puis voilà (...) mais je ne pense pas qu'on ait besoin d'une règle ou d'un pictogramme qui dise +vous devez vous asseoir de telle façon+", estime-t-il.

C'est aussi le point de vue de la région de Madrid, dirigée par les conservateurs et qui gère le métro. La région estime que les règles sont déjà claires: "Un siège par personne". Mettre des autocollants dans les rames "ne fait pas partie des dépenses prioritaires", explique une porte-parole.

 
108 commentaires - A Madrid les hommes ne devront plus écarter les jambes dans le bus
  • Par contre les bandes, les racailles, les fauteurs de trouble auront toujours le droit d'insulter, de voler, d'agresser et de frapper les honnêtes gens.

  • C'est bizarre maintenant on a besoin de panneaux , d'interdits ou d'autocollants alors qu'un peu de bon sens suffit ou devrait suffire . On ne prend pas une place handicapé on lève ses fesses pour donner sa place à une mamy . On ouvre la porte et on cède le passage à une femme . Je croyais que c'est la norme et simplement la norme ..

    Tu n'as pas compris, c'est uniquement pour les hommes qui se mettent en jupe. Pour les autres c'est comme avant, plonger le nez dans son bouquin lorsqu'une femme enceinte entre dans le bus faire semblant de ne pas voir la mémé à deux doigts de s'évanouir...tout reste comme avant pour ceux qui s'habillent normalement.

    Tu as raison d'en rire tellement c'est triste à pleurer . Je trouve pourtant çà cool d'être correct envers les femmes et de plus quelquefois çà rapporte un câlin ce qui n'est pas négligeable .

    palinsectelutin  (privé) -

    "C'est vrai charly, que c'est pas négligeable de céder sa place à une mamy. Ceci dit, et à propos de câlins, il me semble que tu avais parlé de ton amour de compagne. Ça ne me regarde pas mais comme tu en as parlé...
    Pour stair : dernièrement, une mémé s'est évanouie devant moi, dans un transport en commun (!) (plus précisément Brive la Gaillarde - Rodez). C'est à ce moment que je me suis rendu compte que je portais le kilt (avec mes copains, nous revenions de petite Bretagne. Vous en saurez plus avec la presse régionale). Elle a eu "la peur de sa vie", m'a-t-elle avoué lors de ma dernière visite à l'hôpital. Elle m'a invité à lui rendre visite dès qu'elle en sortira. "

  • Ridicule! Décret sans fondement, car inapplicable.
    Qui va vérifier 'l'écartement', puis verbaliser, en cas 'd'excès'?
    Personne!

    Tout comme personne (ou presque - je parle de Paris) ne
    sanctionne les fraudeurs, ceux/celles qui mettent leurs pieds
    sur les sièges en face, mangent dans les TEC etc.

    Ce type d'éducation sur le respect dû aux autres, dans les
    lieux publics, doit commencer à la maison (mais aussi à
    l'école) dès les premières années de la vie. Plus tard/trop tard!

  • Allez y messieurs écrasez bien vos coucougnettes en serrant les jambes à fond et en échange de bons procédés demandez aux grosses dondons qui prennent la place pour deux d'étaler leurs fesses par terre!

  • Le "féminisme" moderne qui ressemble de plus en plus à du sexisme envers les hommes. Si il y a de la place et personne à coté de moi je me gênerais pas de prendre mes aises, par contre je me suis toujours pousser pour laisser de la place mais si une hystérique débarque et commence à m'agresser à ce sujet elle va passer un mauvais moment. Si elles sont malades qu'elles se fassent soigner le respect c'est dans les deux sens, mais de nos jours plus tu abois fort plus on t'écoute alors même que tu est en minorité.

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