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Les satellites électriques offrent plus de flexibilité aux opérateurs

Les satellites électriques offrent plus de flexibilité aux opérateurs

Le lancement d'une fusée Vega portant un satellite le 7 mars 2017 à Kourou, photo prise et diffusée par l'Agence spatiale européenne, le Centre national d'études spatiales (CNES) et Arianespace

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AFP, publié le vendredi 02 juin 2017 à 21h12

Les satellites à propulsion électrique, comme Eutelsat 172B lancé la nuit dernière par Arianespace, offrent une flexibilité aux opérateurs qui peuvent réduire les coûts de lancement ou augmenter la puissance des satellites, explique Arnaud de Rosnay, d'Airbus Defense and Space.

"La propulsion électrique permet soit de faire des satellites très, très puissants tout en restant sous le seuil un peu magique des 6 tonnes, soit baisser la masse pour réduire le coût du lancement", déclare le directeur des satellites télécoms d'Airbus DS à l'AFP.

Cette flexibilité est obtenue grâce au système de propulsion, alors que ce dernier représente à peu près la moitié de la masse d'un satellite à propulsion chimique.

Construit par Airbus DS, Eutelsat 172B est le premier satellite de télécommunications tout électrique à être fabriqué en Europe et aussi le premier satellite tout électrique lancé avec la fusée Ariane 5.

Il a été lancé par le lanceur européen en même temps qu'un autre satellite, ViaSat-2, construit par l'américain Boeing, également présent sur le segment des satellites électriques.

D'une puissance de 12 kilowatt (KW), E172B ne pèse que 3,5 tonnes, ce qui a permis de le placer en position basse sous la coiffe d'Ariane 5, moins onéreuse que la position haute, où prennent place des satellites plus lourds.

"Le défi était de faire entrer un satellite de cette gamme, 12 KW, ce qui est l'équivalent d'un gros satellite, en position basse d'Ariane 5. Nous avons fait rentrer un satellite qui aurait du peser 5,5 tonnes dans une enveloppe position basse", poursuit Arnaud de Rosnay.

A l'inverse, l'opérateur basé au Luxembourg SES a fait un choix différent avec son satellite SES-12, également construit par Airbus DS et qui doit être lancé au deuxième semestre de cette année.

"Nous avons deux approches différentes, chaque opérateur cherchant à optimiser son modèle économique", reprend Arnaud de Rosnay. "Eutelsat a réduit son investissement avec un satellite de 12 KW en position basse, SES avec son satellite SES 12 a fait rentrer deux charges utiles sur un seul satellite de plus de 16 kW en position haute Ariane".

Selon lui, la propulsion électrique pourrait représenter un peu plus de 50% des satellites au-delà de 2020.

 
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