L'extinction de masse des animaux s'accélère

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 Cartes localisant les zones où les animaux sauvages sont menacés d\

Cartes localisant les zones où les animaux sauvages sont menacés d'extinction d'ici à 2060

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AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 12h22

Rhinocéros, gorilles, mais aussi des lions autrefois en sécurité... L'extinction de masse des animaux s'accélère et il ne reste sans doute plus que 20 ou 30 ans pour juguler cet "anéantissement biologique" qui met en danger "les fondements de la civilisation humaine", alerte une nouvelle étude.

Plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique, indique cette étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

"Il s'agit d'un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre", affirme l'un des auteurs de l'étude, Rodolfo Dirzo, professeur de biologie à l'Université de Stanford.

"La sixième extinction de masse est déjà là, et la fenêtre de tir pour agir efficacement est très étroite, sans doute deux ou trois décennies au maximum", écrivent-ils. Il s'agit d'une "attaque effrayante contre les fondations de la civilisation humaine".

La Terre a connu jusqu'à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d'années. Selon la plupart des scientifiques, une sixième est en cours. Pour les auteurs de cette nouvelle étude, elle est déjà "allée plus loin" qu'on ne le pensait jusqu'à présent, au vu d'études précédentes qui portaient exclusivement sur l'extinction des espèces et pas seulement sur la taille et la répartition des populations.

Les chercheurs de l'Université de Stanford et de l'Université nationale autonome de Mexico se sont intéressés aux populations d'animaux sauvages.

Ils ont dressé une carte de la répartition géographique de 27.600 espèces d'oiseaux, amphibiens, mammifères et reptiles, un échantillon représentant près de la moitié des vertébrés terrestres connus. Ils ont analysé aussi les baisses de population dans un échantillon de 177 espèces de mammifères, pour lesquelles ils disposaient de données détaillées, sur une période allant de 1900 à 2015.

- Plus que 20.000 lions  -

Sur ces 177 mammifères, tous ont perdu au moins 30% de leurs aires géographiques de répartition et plus de 40% en ont perdu plus de 80%.

Les mammifères d'Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés: toutes les espèces de gros mammifères analysées y ont perdu plus de 80% de leur aire géographique, indiquent les chercheurs dans un communiqué accompagnant l'étude.

Environ 40% des mammifères - dont des rhinocéros, des orangs-outans, des gorilles et de nombreux grands félins - survivent désormais sur 20%, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois.

Le déclin des animaux sauvages est attribué principalement à la disparition de leur habitat, à la surconsommation des ressources, la pollution ou le développement d'espèces invasives et de maladies. Le changement climatique pourrait aussi y contribuer de plus en plus. 

Ce mouvement alarmant s'est récemment accéléré.

"Plusieurs espèces d'animaux qui étaient relativement en sécurité il y a dix ou vingt ans", comme les lions et les girafes, "sont désormais en danger", selon cette étude.

Le lion (Panthera leo), par exemple, était présent sur la plus grande partie de l'Afrique, dans le sud de l'Europe et au Moyen-Orient, jusque dans le nord-ouest de l'Inde. "Il est désormais réduit à des populations éparpillées en Afrique sub-saharienne, avec une population résiduelle dans la forêt de Gir" (ouest de l'Inde). "Une immense majorité des populations de lions a disparu", indiquent les auteurs.


Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), il ne reste plus que 20.000 lions dans le monde.

Ces pertes "massives" en termes de populations et d'espèces sont "un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible", avertit l'auteur principal de l'étude, Gerardo Ceballos. 

Les chercheurs appellent à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation.

sd/alu/mm

 
62 commentaires - L'extinction de masse des animaux s'accélère
  • rectif les fossoyeurs sont les grands de ce monde et je n'en ferait jamais parti

  • Sauvageon  (privé) -

    Et pendant ce temps chaque année nous continuons à dépenser des milliards pour construire les engins de guerre.
    Le budget que consacre l'humanité dans ce but étant de très loin celui le plus grand.
    Bien, loin de ceux consacrés à l'éducation, la santé, la justice, la culture...

    Il me semble que le deuxième plus gros budget après celui de l'armement est celui de la "com", c'est à dire de la publicité. A vérifier et confirmer.

    Si le deuxième est avéré cela en dit bien long sur ce que nous sommes, et où vont nos priorités... :
    1/ entretenir la destruction
    2/ entretenir la consommation à outrance (pour ceux qui peuvent se le permettre) !

  • Je plains les générations futures

    C'est nous qui sommes à plaindre, nous les fossoyeurs de la Planète.

  • en sachant que le plus grand prédateur de cette terre est l'humain cela n'est pas prêt de s'arranger ! et comme il n'y a plus que le fric et le profit qui compte pour beaucoup la destruction va s'accélérer (exemple en France la destruction du loup ou du renard ou ... commandé par Hulot qui pourtant se dit écologiste et protecteur de la nature, mais seulement pour les profits !) mais il faut réaliser que la destruction de l'animal et de la nature va engendrer la destruction de l'humain !!

    D'autant qu'il est prévu 17 milliards de prédateurs humains vers 2100, il n'y aura alors plus aucun animal sauvage à éradiquer à cette date.
    Donc pour satisfaire son instinct primaire sauvage, bonne nouvelle enfin, les humains vont s'entretuer, mais ils sera hélas trop tard pour les espèces irrémédiablement disparues et qui ne demandaient rien à personne.

  • Maintenant, il est temps que l'on tue les hommes, car ils sont plus dangereux que les lions, les gorilles et autres animaux qui font vivre notre planète. Les premiers a y passer sont ceux qui font de l'argent sans compter sur le dos de la nature et qui surtout se moquent du futur à venir car pour eux ne compte que l'instant T qui leur permet de se goinfrer politiquement, économiquement, culturellement etc.... sans aucun remord et sans pitié pour les gens qui veulent que notre terre vive en harmonie. Bientôt le choix sera à faire.

    Commence par te suicider, ça nous fera des vacances.

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