Incendies au Portugal: les pompiers restent en alerte

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 Incendie meurtrier au Portugal

Incendie meurtrier au Portugal

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AFP, publié le mercredi 21 juin 2017 à 22h07

Le Portugal connaissait mercredi soir une relative accalmie sur le front des incendies dans le centre du pays, dont le principal est considéré comme maîtrisé par les autorités, mais un millier de pompiers restaient mobilisés pour éviter une nouvelle tragédie.

L'immense incendie autour de Pedrogao Grande, qui avait démarré samedi et fait 64 morts et 204 blessés, "est sous contrôle", c'est-à-dire circonscrit mais non éteint, a annoncé le commandant régional de la protection civile Vitor Vaz Pinto.

Cependant, "il y a eu des reprises de feu fortes, attisées par l'intensification du vent" autour de la commune de Gois, plus au nord, où se concentrent désormais les foyers les plus importants, a expliqué le responsable local de la protection civile Carlos Tavares.

Avions et hélicoptères continuaient de quadriller le ciel, larguant de l'eau sur les colonnes de fumée s'élevant des collines, tandis que 1.200 pompiers et 400 véhicules arpentaient le terrain.

"Nous espérons venir à bout pendant la nuit des deux fronts persistants qui nous ont donné tant de travail", a-t-il ajouté en début de soirée, mettant en avant l'humidité de l'air qui facilite la tâche des pompiers.

Les habitants de trois hameaux ont pu retourner chez eux, sur les quelque 40 évacués la veille dans les environs de Gois.

- Piste criminelle? -

Le président de la Ligue des pompiers a relancé l'hypothèse d'une origine criminelle de l'incendie, alors que la police avait écarté dès dimanche cette piste, au profit de celle d'un orage sec au cours duquel la foudre aurait embrasé la forêt. 

"Je pense, jusqu'à preuve du contraire, (...) que l'incendie est d'origine criminelle", a déclaré aux médias locaux Jaime Marta Soares. Selon lui, "l'incendie avait déjà débuté depuis deux heures" samedi, lorsque l'orage a éclaté.

"Le pays exige des réponses claires à des doutes légitimes" sur les origines du drame, a réagi le président du Parlement Eduardo Ferro Rodrigues durant une séance solennelle consacrée aux victimes de la tragédie, avant de s'exclamer "Comment tout cela a-t-il pu se passer?"

Sur le terrain, les autorités locales s'inquiétaient du refus de certaines personnes de quitter leurs maisons malgré les ordres d'évacuation. 

Dans le village d'Alcafaz, près de Gois, six habitants rencontrés par l'AFP ont ainsi décidé de rester coûte que coûte, mouillant le sol et débroussaillant avec des outils agricoles, par crainte que les secours n'arrivent jamais.

"On voyait à la télé que dans le village juste à côté, il y avait plein de pompiers. Comment auraient-ils pu venir ici alors qu'ils étaient déjà dans ce village en danger?", s'interroge Carlos Alves, 43 ans, un ouvrier du bâtiment qui a choisi de rester. 

A une soixantaine de km, dans le village de Candosa, Sergio, 33 ans, a "travaillé toute la journée et toute la nuit (contre le feu) sans que personne ne vienne". 

Pendant que les camions de pompiers montent à l'assaut du feu sur la colline d'en face, les habitants se sont organisés tout seuls. "Nous avons des voitures avec des réservoirs d'eau, et une pompe dans la rivière pour les remplir", explique l'ingénieur informatique, venu de Lisbonne pour aider sa famille, à l'AFP.

- Minute de silence -

La météo portugaise prévoyait des conditions "plus favorables" à la lutte contre l'incendie, avec des températures en baisse autour de 35°C et un air plus humide.

Une minute de silence a été observée dans le pays à 13H00 (12H00 GMT). Le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa a ensuite assisté en fin de journée aux funérailles d'un pompier dans le village de Castanheira de Pera, aux côtés d'autres responsables politiques et de centaines de personnes bouleversées.

D'autres obsèques de victimes avaient eu lieu plus tôt dans l'après-midi.

Le travail d'identification des corps, très difficile en raison de leur état de carbonisation, se poursuivait. Seule la moitié des victimes ont été identifiées pour l'instant, selon les autorités.

Les circonstances du drame de la "route de la mort", la nationale 236, où 47 personnes sont mortes samedi, continuaient de faire débat. Le Premier ministre Antonio Costa a réclamé des "éclaircissements rapides" à la gendarmerie, mise en cause.


Dans l'ensemble du Portugal, 1.500 pompiers étaient engagés mercredi dans la soirée sur plus d'une centaine de foyers.

 
87 commentaires - Incendies au Portugal: les pompiers restent en alerte
  • Beaucoup de culture d'eucalyptus dans cette région, et malheureusement, leurs feuilles sont très légères et peuvent s'envoler encore enflammées sur des centaines de mètres !

  • - en général il ne se passe rien dansce pays très assistée par l europe'

    Il ne se passe rien non plus dans une tête d'un inculte aigris comme toi.. Il furent un temps ou les Portugais ont aussi assisté l’Europe et notamment la France..ce qu'ils continuent de faire sous différentes formes

    Tout ceci est l’œuvre de criminels qui sévissent la ou ils peuvent le faire..

    Je pense que les français sont des assistés de niveau mondial car elle fait venir de l immigration car ils ne veulent pas se salir les mains et en prime les plus grands pleurnicheurs de l'europe.....

  • Pauvre Portugais qu'ils se surveillent entre eux plutôt qu'accepter n'importe quelle annonce
    une période de sécheresse durant laquelle les pyromanes sévissent anonymement - jouissance chez ces dangereux pathologiques !!!

    chaque année il y a au portugal les mêmes incendies qu'il y a dans tous les pays méditerranéens y compris le sud de la france
    les morts et blessés sont dus à une erreur humaine
    une route n'avait pas été fermée à la circulation, avec la fumée 2 véhicules se sont percutés de face il s'est créé u bouchon qui n'a pas permis aux gens de fuir l'incendie qui arrivait
    selon les résultats de l'enquete l'incendie a été provoqué par la foudre sur une ligne électrique
    il ne s"agit pas de pyromanes

  • Dramatique, c'est dramatique pour ce pays, face à un désastre de cette ampleur, les moyens mis en place semblent tellement dérisoires, est-ce encore une question d'argent?

    Les portugais viennent s'enrichir en France et retournent chez eux pour construire de belles maisons.

    Si les gens débroussaillait autour de chez eux ,cela brûlerai moins.

    a padrol les portuguais comme vous dites viennent dans toutes l'europe pour faire ce que les habitant de ces pays ne font plus, le batiment le menages etc avec des horraire de 10h par jour minimum et en travaillant six jour sur sept, etant donner qu'au portugual les materiaux coutent moins cher oui ils se font de belles maisons mais au combien meriter si vous etes jalous prenez leurs places dans le batiment faite leurs horaire et vous aussi vous pourrez construire votre belles maison en france je vous le garantie car avant de construire au portuigual les portuguais construisent ici payent leurs impots aussi ici et ne sont jamais au chomages eux prenez en de la graine avant de denigres sans savoir

  • Voilà le résultat des eucalyptus, la monoculture qui rapporte le plus vite possible et coûte le moins cher possible pour plus de profit

    A l'origine l'eucalyptus était planté en Europe et surtout dans le bassin méditerranéen pour lutter contre la Malaria...De suite les grands mots......

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