Disparition du petit Antoine: neuf ans après, la mère mise en examen

Disparition du petit Antoine: neuf ans après, la mère mise en examen

Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, la maman d'Antoine (C), qui a disparu depuis le 11 septembre dernier, sort du bureau de son avocate Anne-Laure Lebert (D) accompagnée d'un autre avocat, Me Jean-François Canis, à...

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AFP, publié le jeudi 13 avril 2017 à 19h24

Disparition d'Antoine en 2008: la mère et son ex-compagnon mis en examen pour homicide involontaire

Neuf ans après, l'énigme de la disparition du petit Antoine à Issoire (Puy-de-Dôme) en passe d'être résolue ? Sa mère et son ex-compagnon, qui ont toujours parlé d'enlèvement, ont été mis en examen pour homicide involontaire.

Mardi, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, 32 ans, a été entendue quatre heures par les deux juges d'instruction en charge de l'affaire qui l'ont interrogée, pour la huitième fois, sur divers points du dossier, a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Entendu à son tour, son ex-compagnon Sébastien Ribière, 37 ans, a gardé le silence. 

Tous deux ont été mis en examen pour homicide involontaire, recel de cadavre, modification de l'état des lieux d'un crime et dénonciation mensongère ayant entraîné de vaines recherches. La mère a été laissée libre sous contrôle judiciaire tandis que son ex-compagnon, actuellement incarcéré pour un trafic de cocaïne en récidive, a rejoint sa cellule.

Cette mise en examen intervient deux mois après qu'un ancien codétenu de Sébastien Ribière a écrit à l'administration pénitentiaire.

- Confidences -

Il relatait de prétendues confidences faites en 2015 par Ribière sur la disparition du garçonnet, lorsque tous deux étaient incarcérés à Avignon-Le Pontet (Vaucluse).

Selon lui, Antoine aurait ingurgité par accident de l'héroïne qui traînait sur une table basse et serait mort d'une overdose. Son corps aurait ensuite été enterré dans les environs de la ville. 

"Ce sont ces confidences qu'il a maintenues dans toute leur étendue devant le magistrat instructeur qui semblent crédibles et (...) qui ont permis de considérer qu'il y avait des éléments nouveaux permettant de faire pencher la balance en faveur de la piste de la mort accidentelle", a déclaré le procureur de la République Eric Maillaud.

"Les confidences sont suffisamment étayées, totalement inédites et comportent des précisions qui, selon les enquêteurs, ne sont jamais sorties dans la presse et qui permettraient d'accréditer la véracité des propos qu'il rapporte", a-t-il ajouté, précisant néanmoins que de nouvelles "vérifications sur la crédibilité" et les "motivations" du codétenu seraient faites.

"Il faut éviter les conclusions hâtives. C'est un témoignage indirect, une petite pierre qui s'ajoute à l'instruction", a-t-il souligné avec prudence. 

Dans cette affaire, la mère a toujours affirmé que son fils avait disparu de l'appartement familial alors qu'elle et son compagnon étaient au restaurant, le 11 septembre 2008.

"Je continue à penser que quelqu'un est entré chez moi en mon absence et est parti avec mon fils", déclarait-elle encore au quotidien La Montagne en octobre 2013.

- 'Opportuniste' -

En 2008, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette et Sébastien Ribière, couple à la vie chaotique, entre drogue et errance, avaient été placés en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte alors pour "enlèvement et séquestration".

La disparition de sacs poubelles de 100 litres achetés par la mère d'Antoine intriguait les enquêteurs mais il n'y avait pas eu de mise en examen.

Autre rebondissement, le couple avait comparu en 2016 pour l'homicide d'une amie dealeuse qui les avait hébergés à Marseille. La cour d'assises des Bouches-du-Rhône les avait acquittés. Selon le codétenu, Sébastien Ribière lui aurait aussi dit qu'il était le meurtrier.

"Ce sont les propos d'un opportuniste qui vient raconter une conversation qu'il aurait eue il y a deux ans et qui n'a jamais existé. C'est un moyen d'obtenir un aménagement de peine dans un bref délai dans des conditions avantageuses. La justice n'aurait pas dû prêter attention à un tel témoignage", a dénoncé jeudi l'avocat de Sébastien Ribière, Me Jean-François Canis.

Le codétenu âgé de 27 ans, "un délinquant" ayant "un casier judiciaire important", est actuellement incarcéré à Nîmes pour des violences conjugales.

"C'est un témoin assez providentiel pour les services d'enquête parce qu'il permet de sortir par le haut dans un dossier où tous s'étaient englués", a ironisé Me Anne-Laure Lebert, qui défend la mère d'Antoine.

 
10 commentaires - Disparition du petit Antoine: neuf ans après, la mère mise en examen
  • mouais.... depuis 2008, la mère a eu largement le temps de se convaincre qu'on avait enlevé son fils....et la drogue aidant, maintenant elle en est réellement convaincu... une consultation chez un professionnel ou mise sous hypnose pour "essayer" de savoir?.....

  • et dire qu'il y en a certains qui veulent légaliser la drogue !! perpétuité pour ces monstres qui vivent aux crochets de la société en plus : on laisse vivre un enfant dans un tel milieu délabré, c'est ça la protection de l'enfance depuis les années 80

  • la nobliaude bien protégée va être relaxée comme la bourgeon par la justice féministe!

    n'importe quoi, ridicule !...

  • Une overdose !!! Et ils n'ont pas appelé immédiatement appelé les secours !! Finalement entre héroïne et l'enfant, ils ont choisi l'héroïne !!
    On se demande jusqu'où certains sont près à aller en matière de criminalité, il semblerait qu'il n'y ait plus de limite ?? !! Les innocents sont toujours les premières victimes.
    Est-ce que ce petit bout n'a pas même droit à une sépulture décente ?

  • Une overdose !!! Et ils n'ont pas appelé immédiatement les secours !! Finalement entre héroïne et l'enfant, ils ont choisi l'héroïne !!
    On se demande jusqu'où certains sont près à aller en matière de criminalité, il semblerait qu'il n'y ait plus de limite ?? !! Les innocents sont toujours les premières victimes.
    Est-ce que ce petit bout n'a pas même droit à une sépulture décente ??

    Certains individus n'ont plus aucun repère, ils plus aucune limite, assouvir leur vis est leur principale priorité ! Si l'on devait un jour rétablir la peine de mort ce devrait avant tout pour ce genre d'individus.

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