Décès d'un adolescent en 2011: l'ex-gérant d'un Quick devant les juges

Décès d'un adolescent en 2011: l'ex-gérant d'un Quick devant les juges

Un adolescent de 14 ans était mort brutalement après avoir dîné dans un fast-food: six ans plus tard, l'ex-gérant d'un Quick comparaît mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour "homicide...

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AFP, publié le mardi 16 mai 2017 à 20h06

Procès: un adolescent était mort après avoir dîné dans un fast-food: 6 ans plus tard, l'ex-gérant d'un Quick comparaît devant un tribunal

Un adolescent de 14 ans était mort brutalement après avoir dîné dans un fast-food: six ans plus tard, l'ex-gérant d'un Quick comparaît mercredi devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour "homicide involontaire", au terme d'une longue bataille judiciaire.

Le 22 janvier 2011, à midi, Benjamin Orset décède brutalement chez ses parents, à Oppède (Vaucluse), après s'être levé la nuit pour vomir, et s'être plaint de nausées et de maux de tête. La veille, il avait dîné en famille au Quick Cap Sud d'Avignon, dans une zone commerciale, avant d'aller au cinéma.

L'autopsie du jeune homme conclut à une "toxi-infection alimentaire", provoquée par un staphylocoque doré. Aussitôt, des dizaines de prélèvements sont effectués sur la victime, ses excréments, à son domicile, et au restaurant Quick, puis analysés. Le jour même du décès de Benjamin, quatorze non-conformités alimentaires sont relevées au restaurant, notamment des problèmes d'hygiène, le mauvais état d'un congélateur, l'état hors-service du lave-mains. Plus alarmant encore, cinq des huit employés présents le soir du repas fatal portent un staphylocoque doré, et leur dossier médical n'est pas à jour.

Une des nombreuses expertises médicales demandées par la justice a parallèlement mis à jour une "cardiomyopathie" du jeune homme, concluant que son décès était lié à une combinaison de sa pathologie cardiaque avec l'intoxication qu'il avait subie.

Près de 6 ans après le drame, c'est sur ces failles que Philippe Quérard, l'ex-gérant du Quick, devra s'expliquer mercredi. Son avocat a tenté d'éviter à ce dernier la mise en examen, demandant qu'il comparaisse comme simple témoin assisté, en vain. Il avait dans un premier temps obtenu en 2014 un non-lieu, dont avait fait appel la famille de l'adolescent: en septembre 2016, la cour d'appel de Nîmes a tranché, et renvoyé l'ex-gérant devant le tribunal correctionnel.

"Il aura fallu une longue bataille judiciaire", témoigne Marc Geiger, avocat des parents du jeune Benjamin. "Ils savent bien que rien ne leur rendra leur enfant, mais ils veulent que justice soit faite", a-t-il expliqué à l'AFP, ajoutant que ses clients souhaitaient que Philippe Quérard soit condamné à payer "une très forte amende".

Ce dernier, qui a soutenu faire régulièrement avec les trois managers des trois restaurants qu'il gérait des réunions sur l'hygiène et la sécurité, s'est dit à plusieurs reprises ruiné par la procédure judiciaire.

Après le drame, évoquant un possible "dysfonctionnement local", le groupe Quick, qui n'a jamais été inquiété par la justice dans cette affaire, avait repris la gestion des trois restaurants que Philippe Quérard exploitait en franchise en périphérie d'Avignon.

Quick avait eu beau annoncer un renforcement de ses mesures sanitaires, cette affaire avait fortement affecté ses ventes, en baisse de 4,6% l'année de la mort de Benjamin Orset.

 
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