Côtes-d'Armor : deux fillettes retrouvées au milieu d'une quarantaine d'animaux dans un logement insalubre

Côtes-d'Armor : deux fillettes retrouvées au milieu d'une quarantaine d'animaux dans un logement insalubre

Deux enfants vivant au milieu d'une quarantaine d'animaux entassés dans un appartement ont été secourus à Lamballe (Côtes-d'Armor) (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 16 février 2017 à 13h30

Deux enfants en "détresse sanitaire" ont été secourues par les forces de l'ordre, mardi 14 février à Lamballe (Côtes-d'Armor). Les deux fillettes vivaient au milieu d'une quarantaine de chats, chiens et rats et de leurs déjections, selon une information de Ouest-France.

Les gendarmes ne s'attendaient pas à une telle découverte en se rendant dans un appartement du centre-ville de Lamballe.

Ils intervenaient à la suite d'une plainte pour maltraitance sur animaux, déposée par une association. Sur place, ils découvrent une capharnaüm d'animaux, avec lesquels cohabite une famille. Deux fillettes, un bébé d'un an et demi et une enfant de 5 ans, vivent ici avec leurs parents et un ami de la famille, qui s'était installé depuis peu, emménageant avec sa propre tribu d'animaux.



Au moins 19 chats, six chiens, huit chiots et deux rats sont repérés par les gendarmes. Ce sont en définitive 41 bêtes qui sont répertoriées. "La plupart sont en souffrance et sont maltraités", selon les indications du commandant Matthieu Glavieux, à la tête de la compagnie de gendarmerie de Saint-Brieuc, cité par Ouest-France.

AUCUN SIGNALEMENT DANS L'ENTOURAGE

Les petites filles, elles aussi, manquent de soins. Elle se trouvent en situation de "détresse sociale et sanitaire", vivant dans des conditions d'hygiène déplorables. Pourtant, aucun signe ne semble avoir été détecté par les voisins de palier ou les instituteurs de l'école que fréquente l'aînée, selon France Bleu.

Deux enquêtes ont été ouvertes et le juge des enfants a été saisi. La première affaire concerne la "privation de soins et d'alimentation envers des mineurs", tandis que la seconde vise des "sévices, actes de cruauté et maltraitance sur des animaux". Les deux enfants ont été placées en urgence par les services sociaux du département. Leurs parents devront s'expliquer sous peu devant la justice. Les animaux, eux, ont été pris en charge par la SPA.

 
15 commentaires - Côtes-d'Armor : deux fillettes retrouvées au milieu d'une quarantaine d'animaux dans un logement insalubre
  • A tous ceux qui critiquent les enseignants : savez-vous ce que risque un fonctionnaire osant se mêler de l'entourage familial ? quant à dénoncer un collègue pour des agissements non conformes à sa profession, c'est prendre le risque de sanctions, suspension, etc.

  • Etonnement sur le comportement des voisins ?
    Non, que non pas !:
    Dans les années 70, un film grave - intitulé "crie moins fort, les voisins vont t'entendre - dénonçait avec force ce type de comportement de plus en plus fréquent.
    J'ai eu un cas analogue avec une famille, que j'aide depuis longtemps, subissant les violents accès de colère du père, sous l'emprise de l'alcool, et dont un soir de paroxysme il frappait tout le monde (femme et 3 enfants) et dont les voisins n'avaient rien entendu ....
    Il a fallu que l'aîné, 10 ans, me téléphone en douce, habitant 2 immeubles plus loin, pour que j'appelle la police qui est intervenue .....4h plus tard
    Je n'ai pas à m'en glorifier mais ça passe mal quand une internaute m'a intimé un jour d'aller "chaperonner mes chenapans" sachant que c'est une famille, d'origine ukrainienne, et dont 5 membres sur 6 sont sourds muets ....

  • Je lis les commentaires sur l'absence de signalement par les enseignants. Encore une fois certains en profitent pour déverser leur fiel sur la profession, sans savoir. Sachez que:

    1) Les enseignants n'entrent jamais dans les familles, ils ne peuvent voir que ce qu'on leur laisse voir,
    2) Les familles défaillantes savent parfaitement masquer leurs carences et connaissent toutes les failles du système qui leur permettent de passer au travers,
    3) Un enseignant qui fait une remarque sur la mauvaise hygiène d'un enfant s'expose à des sanctions, il n'a pas le droit d'intervenir en ce domaine,
    4) Peu de services sociaux collaborent efficacement avec les enseignants; ils ont souvent un à-priori négatif sur l'école et sont plus enclins à la mettre en cause qu'à traiter les vrais problèmes,
    5) En dehors de marques de coups, il est très difficile d'apporter la preuve d'une carence éducative ou d'une maltraitance. L'enseignant qui signale a intérêt à ne pas se tromper parce qu'il s'expose toujours à une plainte de la famille et à des sanctions de la hiérarchie. Difficile ensuite d'être obligé de continuer à travailler avec une famille que l'on a signalée ...

  • À tous ceux qui se plaisent à incriminer les enseignants dans cette affaire sachez que :
    1. Les enseignants n'entrent pas dans les familles, il ne voit donc que ce qu'on leur laisse voir.
    2. Un enseignant prend un risque en signalant un manque d'hygiène, un enfant qui n'est pas propre, ou un enfant qui sent mauvais : il est facilement et rapidement accusé de discrimination.
    3. En dehors des bleus (que l'on peut facilement maquiller) une maltraitance est très difficile à repérer.
    4. Les familles défaillantes savent parfaitement bien masquer leurs carences. Elles connaissent le système et l'utilisent à leur avantage.
    5. Dénoncer une maltraitance est une grosse responsabilité : ça ne se fait pas à la légère et surtout pas sans preuve. Il ne faut pas oublier que l'enseignant qui dénonce doit la plupart du temps continuer à travailler avec l'enfant question, et surtout avec ses parents.

  • À tous ceux qui se plaisent à incriminer les enseignants dans cette affaire sachez que :
    1. Les enseignants n'entrent pas dans les familles, il ne voit donc que ce qu'on leur laisse voir.
    2. Un enseignant prend un risque en signalant un manque d'hygiène, un enfant qui n'est pas propre, ou un enfant qui sent mauvais : il est facilement et rapidement accusé de discrimination.
    3. En dehors des bleus (que l'on peut facilement maquiller) une maltraitance est très difficile à repérer.
    4. Les familles défaillantes savent parfaitement bien masquer leurs carences. Elles connaissent le système et l'utilisent à leur avantage.
    5. Dénoncer une maltraitance est une grosse responsabilité : ça ne se fait pas à la légère et surtout pas sans preuve. Il ne faut pas oublier que l'enseignant qui dénonce doit la plupart du temps continuer à travailler avec l'enfant question, et surtout avec ses parents.

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