Projet CDG Express: les opposants interpellent Nicolas Hulot

Projet CDG Express: les opposants interpellent Nicolas Hulot

Des passagers débarquent à l'aéroport de Roissy le 18 août 2014

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AFP, publié le lundi 10 juillet 2017 à 18h15

Des associations, élus locaux et habitants d'Ile-de-France ont demandé lundi à Nicolas Hulot de stopper le projet de liaison ferroviaire Charles de Gaulle Express (CDG Express) qui doit relier directement Paris à l'aéroport de Roissy d'ici à fin 2023.

Dans une lettre ouverte au ministre de la Transition écologique, la "Coordination contre le projet de liaison ferroviaire Charles-de-Gaulle Express" dénonce son impact environnemental, son coût pour les finances publiques et l'absence de concertation. 

Selon la Coordination, qui regroupe associations, élus et collectifs d'habitants, il est impossible de "concilier les objectifs de qualité de l'air, de bruit, de consommation d'énergie, et d'émissions de gaz à effet de serre avec ce projet".

"On peut craindre l'augmentation du bruit dans des secteurs déjà surexposés, l'impact foncier du projet (...) et des effets négatifs sur les conditions de transport des passagers du RER B. En outre, le projet, qui prévoit de consommer 25 hectares de terres cultivables, ne présente aucun inventaire naturaliste et n'aborde que succinctement l'aspect agricole", ajoutent les opposants, demandant un rendez-vous à M. Hulot

Le CDG Express, "d'un coût estimé à plus d'1,6 milliard d'euros", est "une gabegie pour les finances publiques" et "ne participera aucunement à désenclaver les territoires traversés" puisqu'ils ne seront pas desservis, accusent-ils.

Dénonçant "l'absence d'études alternatives" et un "manque de concertation et d'écoute", la Coordination exprime sa "forte détermination" à s'opposer "juridiquement et sur le terrain" à ce projet "inutile et imposé".

Dans un courrier séparé adressé au ministre, l'association "Non au CDG Express", qui réunit élus, syndicats, collectivités locales et citoyens, estime que l'on se dirige "vers un fiasco financier".

Outre les impacts environnementaux et sonores, l'association dénonce elle aussi des "nuisances majeures sur les transports au quotidien", notamment sur plusieurs lignes du RER, du Transilien et sur le TER Picardie. Et ce, souligne-t-elle, alors que le président Emmanuel Macron vient d'exprimer son intention de donner la priorité aux "transports du quotidien" plutôt qu'à de nouveaux "grands projets".

La ligne du CDG Express, longue de 32 km dont huit de voies nouvelles, doit relier directement la Gare de l'Est au terminal 2 de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle en 20 minutes. La déclaration d'utilité publique a été signée fin mars. 

La Commission européenne a validé fin juin l'aide d'1,3 milliard d'euros que la France entend accorder à ce projet.

Plusieurs recours ont été déposés par des associations devant le Conseil d'État.

 
3 commentaires - Projet CDG Express: les opposants interpellent Nicolas Hulot
  • il ne resterait donc que 300M€ à payer par la France, ce qui serait une bonne nouvelle. Mais, comme pour tous les autres budgets prévisionnels, on imagine bien que le coût final aura explosé. Merci les contribuables.

  • Ces opposants préfèrent des milliers de voitures à un train. Forcément le train va passer près de leur maison, et pas les voitures. Tout ceci au nom de l'intérêt général, bien sûr.

  • Hulot ! encore un ministre qui doit se cacher les mains après Ushuaia "Je suis dans un avion, un Ulm où une montgolfière" (Vous me voyez bien à la télé) car il faut 2 autres avions, Ulm où montgolfières pour me filmer plus des équipes à terre etc... Il devrait aussi faire son bilan carbone. Mais je pense qu'il l'a dépensé pour les 3 siècles à venir.
    Conclusion : il ne devrait plus avoir le droit de se déplacer autrement qu'à vélo où à pied.

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