LGV Sud-Ouest: les opposants dénoncent une "pression" des grands élus

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 Carole Delga, Présidente du conseil régional d\

Carole Delga, Présidente du conseil régional d'Occitanie le 1er juillet 2016 au Grau du Roi, dans le sud-est de la France (Gard)

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© AFP, PASCAL GUYOT
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AFP, publié le mardi 18 avril 2017 à 14h35

Rail: associations et élus opposés aux extension des Lignes à Grande Vitesse au-delà de Bordeaux vers Toulouse et Dax dénoncent une pression de grands élus

Plusieurs associations et élus opposés aux projets d'extension des Lignes à Grande Vitesse (LGV) au-delà de Bordeaux vers Toulouse et Dax ont dénoncé mardi une "pression inacceptable" de grands élus, qui ont récemment saisi l'État pour qu'il avance sur ces deux lignes.

Début avril, de grands élus du Sud-Ouest avaient écrit une lettre au président de la République et aux candidats à la présidentielle, appelant l'État à "respecter" son "engagement" sur la construction des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. La lettre était notamment cosignée des présidents PS des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Carole Delga et Alain Rousset, et des maires LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Bordeaux, Alain Juppé.

Lundi, ce sont Carole Delga, Jean-Luc Moudenc et le président PS du Conseil  départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, qui écrivaient aux candidats présidentiels, pour leur demander de "confirmer le lancement de la ligne Bordeaux-Toulouse" et ne pas laisser "la 4e ville de France à l'écart de la grande vitesse".

Les Associations et Élus Nouvelle-Aquitaine et Occitanie opposés aux projets d'extension LGV ont, de leur côté, qualifié "d'inacceptable" une "pression des grands élus", qui "montre une irresponsabilité financière, environnementale et humaine considérable pour satisfaire leur ego, incompatible avec la situation actuelle et les vrais besoins du pays".

Dans un communiqué parvenu à l'AFP mardi et cosigné par plus de 70 associations, deux communautés de communes, dix communes, un collectif d'élus sur six départements, "les antis" rappellent que des recours "en bonne et due forme" sont pendants devant des Tribunaux administratifs et que les Déclaration d'utilité publique (Dup) prononcées en préfecture en juin 2016 par l'Etat "pourraient être annulées".

Fin mars, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, avait indiqué qu'il n'y avait pas "pour le moment" de projet LGV "en chantier", que les recours administratifs et juridiques "ne sont pas purgés" et qu'il appartiendra à l'État et aux élus de décider, "probablement courant 2018", des étapes suivantes du projet LGV au-delà de Bordeaux.

La LGV Bordeaux-Toulouse mettrait Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, contre au moins 5h20 aujourd'hui et environ 4h20 à partir du 2 juillet prochain, avec l'ouverture de la LGV Paris-Bordeaux.

 
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