Les ours grizzly de Yellowstone retirés de la liste des animaux protégés

Les ours grizzly de Yellowstone retirés de la liste des animaux protégés

Des ours grizzly dans le parc national de Yellowstone aux États-Unis, le 8 octobre 2012

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AFP, publié le vendredi 23 juin 2017 à 08h41

Les ours grizzly du parc national de Yellowstone et des régions avoisinantes vont être retirés cet été de la liste des espèces en danger, a annoncé jeudi le secrétaire américain de l'intérieur, une mesure aussitôt dénoncée par des groupes de protection de la nature.

Une proposition en ce sens avait été émise en mars 2016 par l'administration du président Barack Obama sur la base d'une détermination du Service de la pêche et de la faune sauvage (USFWS) selon laquelle la population de cet ours brun emblématique s'était suffisamment reconstituée depuis les années 1970.

En 1975, il ne restait que 136 grizzly. Aujourd'hui leur nombre est estimé à 700 dans le parc de Yellowstone (Wyoming) et jusque dans les États voisins du Montana et de l'Idaho, a précisé le ministère de l'Intérieur.

Soit largement plus que l'objectif de 500 fixé par l'USFWS.

"Cet accomplissement marque l'un des grands succès de conservation en Amérique, la culmination de décennies d'efforts importants et d'engagements des États, des tribus, du pouvoir fédéral et de partenaires privés", a souligné le ministre Ryan Zinke, originaire du Montana (nord-ouest). 

Les chasseurs et éleveurs de bétail de l'Ouest américain, qui représentent de puissants groupes de pression au niveau régional, avaient plaidé avec vigueur pour le retrait des protections fédérales pour les ours grizzly.

Ils faisaient valoir que leur multiplication représentait une menace pour les humains, les troupeaux et d'autres animaux sauvages prisés pour la chasse, comme les élans.

Des organisations de protection de l'environnement ont de leur côté mis en garde contre le risque de compromettre les efforts ayant permis de reconstituer la population des grizzly de Yellowstone. 

Selon elles, ces animaux restent vulnérables à cause de la diminution de leur habitat et de l'une de leurs principales sources de nourriture, les cônes de pin à écorce blanche, sous l'effet du changement climatique qui favorise la prolifération d'insectes détruisant ces arbres.

"La lutte pour le grizzly est lancée. Nous nous opposerons à toute tentative de retirer ces ours de la liste des espèces protégées", a tweeté l'ONG Western Environmental Law Center.

L'organisation WildEarth Guardians a estimé que ce retrait des espèces en danger allait encourager les chasseurs de trophée à traquer les grizzly quand ils seront hors du parc national de Yellowstone.

La décision sera officialisée dans les prochains jours et entrera en vigueur 30 jours après, a précisé le Département de l'Intérieur.

Cette mesure n'affectera pas quatre populations plus réduites de grizzly protégées par la loi fédérale dans d'autres parties de l'Idaho, du Montana et aussi dans l'État de Washington.

 
13 commentaires - Les ours grizzly de Yellowstone retirés de la liste des animaux protégés
  • Il faut dire aux ours de ne faire qu'un seul petit (comme ce fut le cas en chine) pour réguler la natalité et donc le nombre d'individus. Non, sérieusement. Si l'espèce n'est plus protégée, elle ne tardera pas à être de nouveau en péril. Il y a tellement de chasseurs avides de "trophées".

  • Liste des animaux protégés (ou pas), personne ne souhaite prendre suffisamment de recul pour analyser un ensemble de situations, qui ne sont pas insurmontables, analyser sans passion, en tenant compte des intérêts de chacun, la régulation que les organes de l'Etat (ONCFS) et les chasseurs pratiquent, reste la meilleure solution, quand on connaît les dangers de la prolifération d'une espèce et ses conséquences sur l'environnement... sans oublier bien sûr l'aspect économique. Ce problème que l'on veut immédiatement "monter en épingle" avec une forte dose de passion (souvent excessive et parfois déplacée), peut trouver des solutions, une coexistence est toujours possible, sans oublier qu'un animal ne "lira" jamais une pancarte...

  • Qu attend on pour choisir une bonne fois entre ce qui est nécessaire à la manière de vivre de l'humanité et la protection des espèces animales qui rendent celle'ci impraticable de manière correcte ou même mettent l'homme en danger ?

    La cohabitation entre les bergers et les loups n'est pas réaliste en un siècle où l'accroissement accéléré de la population du globe et la faim dans le monde tendent aigu le manque de ressources alimentaires. Il faut donc soit abattre les loups dans les zones pastorales, soit persuader les humains mal nourris de ne pas avoir d'enfants !

  • Et voilà ! Ce que la Raison aura mis 50 ans à protéger, ces gros balourds d'américains plein de bière avec leurs gros 4X4 et leurs armes vont mettre moins de trois ans à détruire ! Que les grizzlys se rassurent, les survivants réapparaitront très rapidement sur la liste des animaux à protéger...

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