Les déchets spatiaux, des "bombes à retardement"

Les déchets spatiaux, des

Débris spatiaux en orbite autour de la Terre

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AFP, publié le mercredi 21 juin 2017 à 10h21

Un directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA) a exhorté mardi les pays à débloquer des données dissimulées sur la localisation de centaines de milliers de déchets spatiaux, les qualifiant de "bombes à retardement" qui menacent les satellites et les missions habitées. 

Les États-Unis et certaines nations européennes gardent l'information au chaud, en partie par peur de révéler des secrets stratégiques ou militaires, selon Rolf Densing, directeur des opérations de l'ESA. 

"En ce moment, nous comptons environ 750.000 pièces mesurant plus d'un centimètre" qui errent en orbite, a-t-il précisé à l'AFP lors du Salon de l'aéronautique et de l'espace au Bourget, près de Paris. 

La plupart de ces déchets sont des résidus d'explosions de satellites et de fusées abandonnés. Leur nombre pourrait atteindre environ 1,2 million d'ici 2030. 

Il existe également "plusieurs grands et incontrôlables vaisseaux spatiaux" et des milliers de satellites inutilisés et abandonnés dans l'espace. 

Tous ces débris mélangés à environ 1.500 engins opérationnels en orbite - dont la Station spatiale internationale (ISS) - contribuent à une situation plus qu'épineuse. 

"Le risque plus important est lié aux grands objets incontrôlables" sur lesquels les équipages au sol n'ont pas prise, selon Rolf Densing. 

"Vous pouvez imaginer s'ils se rentrent dedans ou s'ils percutent d'autres types de déchets spatiaux se morcelant encore davantage et produisant une multiplications des objets ...", a ajouté le spécialiste. 


Pourtant, les données détenues sont "dispersées". Détenues par les agences spatiales nationales, elles ne sont souvent divulguées que lorsqu'un risque de collision menace leurs propres actifs spatiaux selon Rolf Densing. 

Les États-Unis sont supposés détenir le catalogue le plus complet, qui répertorierait environ 20.000 débris, a-t-il ajouté, alors que l'Europe - l'ESA et ses membres - en détient moins de 10.000. 

"La seule chose que nous avons besoin de savoir c'est quand, et où, un débris va se retrouver dans la région orbitale", a-t-il expliqué. "Nous ne demandons pas que les pays divulguent leurs activités commerciales ou leurs secrets militaires".

L'existence d'une base de données mondiale libre d'accès permettrait aux experts de compiler des prévisions de collision et de permettre aux vaisseaux spatiaux de prendre des mesures d'évitement. 

"Ce que je préconise, c'est que nous surmontions tous nos vanités, que nous ouvrions tous nos catalogues", a-t-il déclaré. 

Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes... Tous ces objets, sous l'effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier: "Je ne suis pas sûr que le problème soit compris dans sa globalité", a insisté Rolf Densing. 

 
11 commentaires - Les déchets spatiaux, des "bombes à retardement"
  • les Gaulois, n'en déplaise aux socialistes, l'avaient déjà prévu : ils avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête! Pour l'instant il n'y a eu que des blocs de glace-wc des toilettes d'avions de ligne qui nous sont tombé dessus! Comment on s'en est rendu compte, demandez-vous? Vous n'avez donc pas de flair?

  • Dans quelques millions d'années ils se fera un amalgame et la terre aura une nouvelle lune.
    L'homme aura disparu depuis bien longtemps suite au changement climatique ou environnemental que la terre a toujours connu. Il y aura une renaissance.

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    Dlawgnir  (privé) -

    Il va sans doute falloir créer tôt ou tard un corps "d'agents de salubrité" de l'espace. Après avoir sali la nature, créé des continents de plastique dans les océans nous passons à l'étape suivante: dégueulasser nos cieux et peut être même un jour toute la galaxie.
    Ils sont vraiment "géniaux" ces humains...

  • C'est exactement le scénario du film Gravity sorti il y a peu. L'avenir serait peut être d'inventer un satellite cargo poubelle capable de récupérer les déchets et pour les plus gros satellites en fin de vie, de rallumer leur moteur pour les éloigner de la terre en les propulsant dans l'espace.

  • Cette ceinture artificielle constitue un anneau qui retient les rayons ou procède à leur réflection donc une partie est réchauffée et en plus ils forment un manteau...d'où question ceci n'est-il aussi facteur de réchauffement de la terre ???? Expérience mettre une plaque de métal devant une source de chaleur éloignée de la plaque de l'autre coté mettre une sphère et relevez la variation de la sphère !!!! Le rayonnement sera dans le vide (pour la terre) mais il faut aussi compté avec le rayonnement magnétique !!!

    je me suis posé la même question ;

    Ce serait plutôt le contraire, puisque une partie de l'énergie solaire est 'capturée' par ces objets avant d'arriver sur terre, nous somme dans le vide spatial, aucun gaz ne permet de transferer une partie de la chaleur de ces objets vers la terre.
    Pour autant la masse totale de l'ensemble de ces objets ni la surface exposées ne me semble suffisante pour avoir un effet meme infime sur notre climat.

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    John-Doe  (privé) -

    Désolé de mettre à mal votre théorie, mais la quantité de déchet ne représente pas une surface suffisante pour avoir un impact sur le rayonnement du soleil sur notre planète.
    Et quand bien même, cela ne provoquerait pas un réchauffement, mais au contraire un refroidissement, puisque n'arrivant pas jusqu'au sol. Il faudrait que l'échauffement se fasse dans l'atmosphère.

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