Ecotaxe: une "ligne rouge" pour les fédérations patronales des routiers

Ecotaxe: une

Pont autorouter en train d'être démantelé le 23 juin 2014 près de Prinquiau sur la route N171 entre Nantes et Saint-Nazaire (ouest)

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AFP, publié le mercredi 05 juillet 2017 à 17h50

Plusieurs fédérations patronales de transporteurs routiers et de grossistes ont averti mercredi que l'écotaxe demeurait une "ligne rouge" pour la profession, en réaction aux déclarations de la ministre des Transports Elisabeth Borne qui réfléchit à une taxation des poids lourds.

"La question de l'écotaxe, sous quelque forme que ce soit, et quel que soit son champ géographique est une ligne rouge pour la profession", indique un communiqué commun de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) et de l'Union des entreprises de transport et logistique de France (TLF).

"Le feuilleton désastreux de l'écotaxe débuté en 2007 s'est achevé en 2014 par un abandon total. L'État semble donc revenir sur ses engagements, ce qui ne saurait être accepté", précise-t-il.

Dans un entretien aux Échos paru mercredi, Elisabeth Borne a jugé nécessaire de "réfléchir à une façon de faire payer (les) poids lourds" sans pour autant "relancer en l'état" le projet d'écotaxe abandonné par le précédent gouvernement.

Mesure phare du Grenelle de l'Environnement en 2007, cette taxe sur les poids lourds devait financer la construction et l'entretien des infrastructures de transport.

Jamais appliquée, elle avait été suspendue en octobre 2013 après la fronde menée par les "bonnets rouges" bretons, puis définitivement enterrée par Ségolène Royal.

"On voudrait connaître la justification de cette taxe, alors que Mme Borne annonce que les projets (d'infrastructures) vont être revus à la baisse", a déclaré à l'AFP, Florence Berthelot, déléguée générale de la FNTR.

Pour trouver les recettes manquantes suite à l'abandon de l'écotaxe, le précédent gouvernement avait augmenté la taxe sur les carburants (TICPE).

"Nous l'avons acceptée pour solde de tout compte", a souligné Yves Fargues, délégué général de l'Union TLF.

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui avait mené la fronde contre l'écotaxe, a souligné dans un communiqué son opposition "au retour d'une fiscalité construite sur la base d'une taxation au kilomètre", qui, notamment, "(n'impacte) pas les poids lourds étrangers, accentuant de surcroit la concurrence déloyale qu'ils pratiquent actuellement sur le marché intérieur français".

L'OTRE est favorable à une vignette qui remplacerait la hausse de la TICPE, "dont une large partie des recettes serait à la charge des véhicules étrangers", mais "rappelle que le transport routier n'a pas vocation à assurer le financement des autres modes de transports".

Quant à la Confédération française du commerce de gros et international (CGI), elle appelle Elisabeth Borne "à ne pas se laisser enfermer dans de vieux schémas de pensée et à aborder cette question de façon pragmatique et avec le souci de préserver la compétitivité des entreprises françaises".

 
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