"Boues rouges": le préfet renforce le suivi de l'usine Altéo de Gardanne

Le site de Mange-Garri de l'usine Altéo dans la commune de Bouc-Bel-Air, le 21 septembre 2016

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AFP, publié le mardi 18 juillet 2017 à 14h47

Un suivi renforcé va être mis en place pour surveiller les rejets liquides et solides de l'usine Altéo de Gardanne (Bouches-du-Rhône), qui a déversé pendant 50 ans des "boues rouges" toxiques au coeur de l'actuel Parc national des calanques, a annoncé mardi la préfecture.

"Le préfet des Bouches-du-Rhône a souhaité faire évoluer le dispositif de suivi de l'exploitation des installations de l'usine Alteo", a fait savoir la préfecture dans un communiqué annonçant la mise en place de deux sous-commissions en plus de la commission de suivi de site (CSS).

Ces deux sous-commissions seront "dédiées à chaque site", précise le communiqué: l'une surveillera les rejets en mer et l'autre les rejets solides issus du traitement des effluents et entreposés sur le site de Mange-Garri, dans la commune de Bouc-Bel-Air.

Ces sous-commissions doivent permettre "d'approfondir l'ensemble des questions".

"Par ailleurs, le préfet a demandé - avec l'accord de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire - au président de la Commission Nationale du Débat Public qu'un garant délégué par celle-ci assiste désormais aux réunions de la CSS afin de répondre aux inquiétudes des associations sur son fonctionnement", ajoute le communiqué.

Alteo, qui produit de l'alumine, a obtenu fin décembre 2015 une nouvelle autorisation d'exploitation et un délai de six ans pour mettre ses rejets liquides aux normes. Depuis cette date, l'usine a modifié ses procédés, gardant à terre les boues solides. Plusieurs associations écologistes ont saisi le tribunal administratif de Marseille pour contester ce délai de dérogation.

Un deuxième arrêté préfectoral a été publié le 21 juin 2016 pour fixer les règles de stockage des déchets, donnant à Altéo l'obligation d'adopter un plan pour "limiter au maximum les surfaces en cours d'exploitation, les infiltrations d'eau dans le massif de résidus et les envols de poussière".

Selon Altéo, qui emploie 400 personnes à Gardanne, le flux liquide de métaux rejeté dans les calanques a été réduit de plus de 99%. Mais les opposants continuent de les considérer comme polluants.

apo/fbe/mm/ggy

 
8 commentaires - "Boues rouges": le préfet renforce le suivi de l'usine Altéo de Gardanne
  • traiter les boues avant de les rejeter

  • comme pour la centrale thermique Mr MEI maire de gardanne s'oppose aux fermetures elections obligent (comme le depute soi-disant ecolo du coin

  • Le site de BOUC BEL AIR est pollué par des poussières rouges très toxiques...nombreux cas de cancers pulmonaires...immense lac de boues rouges dans la forêt devenue infréquentable...le tuyau sous-marin de déversement dans la baie de CASSIS est troué dans de nombreux endroits et les poissons sont rouges...50 ans que cela dure et maintenant CASSIS est rattaché au parc national des calanques.!!!!
    Cette vielle usine qui importe son alumine du Niger pour être traité à Gardanne devrait être fermée et son personnel recasé....C'est clair et net.

  • et ses boues elles vont être mise sur les champs des agriculteurs comme ça se fait déjà pour engrais??

  • A part la fermeture de cette usine, la pollution continuera. Le dernier reportage sur thalassa
    montrait une conduite déversant jour et nuit un liquide rouge quî tapissait le fond déserte par la faune et la flore. Un désert aquatique, et dire que celà fait 50 ans que celà existe. Mais que fait NH, ce qui est sur, c'est plus facile d'augmenter le diesel . Que de s'occuper des vrais problemes!!!!!

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