Les Chorégies d'Orange à la recherche d'un nouveau souffle

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 La jeune étoile montante américaine Nadine Sierra pose avant la première de Rigoletto à l\

La jeune étoile montante américaine Nadine Sierra pose avant la première de Rigoletto à l'Opéra Bastille le 24 mai 2017

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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT
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AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 08h54

Avec "Rigoletto" et "Aida", les Chorégies d'Orange donnent cette année encore, à partir de cette semaine, des classiques éprouvés dans l'immense théâtre antique mais "un nouvel élan s'impose", confie à l'AFP son nouveau directeur Jean-Louis Grinda.

Nommé en mai 2016 pour succéder à Raymond Duffaut, le directeur de l'Opéra de Monte Carlo assume la saison en cours, programmée par son prédécesseur mais prépare activement l'avenir: "Il faut de nouveaux artistes, de nouvelles productions, de nouveaux titres. Il est temps de donner une nouvelle dynamique à ce festival".

Dès cette année, les Chorégies ont baissé de 20% leurs tarifs, sauf pour les quinze premiers rangs au confort accru (les gradins durs aux fessiers seront garnis de coussins).

L'impact est visible sur le remplissage, en hausse de 20% fin juin. "Il faudrait 40% de hausse pour que nous soyons à l'aise", constate Jean-Louis Grinda.

"Rigoletto" servi par son baryton de prédilection Leo Nucci et par la jeune étoile montante américaine Nadine Sierra se remplit plus vite que "Aida", pourtant porté par la mezzo soprano géorgienne Anita Rachvelishvili.

Le festival propose aussi cet été un récital du jeune baryton français Florian Sempey et un concert lyrique du formidable baryton-basse britannique Bryn Terfel.

Le Philharmonique de Radio France donnera la IXe de Beethoven le 16 juillet et Jean-François Zygel improvisera sur le film "Le Fantôme de l'Opéra" le 25 juillet.

- Béjart dans le théâtre antique en 2018 -

Ces dernières années, les Chorégies sont sur le fil du rasoir, avec un déficit cumulé de 1,2 million d'euros. "Ça ne s'arrange pas du tout, je vais devoir recourir à un emprunt", précise M. Grinda.

Le festival est peu subventionné, son budget repose sur la billetterie à hauteur de 84%, ce qui l'a poussé à programmer des "tubes" de l'opéra pour remplir l'immense théâtre antique (8.000 places). 

"On joue toujours les mêmes titres, et au bout d'un moment, on satisfait moins de monde", constate-t-il. "Il y a une usure, il faut changer de politique."

Le nouveau directeur proposera en 2018 le rare "Mefistofele" de Arrigo Boito créé en 1868 à la Scala de Milan, et "Le Barbier de Séville", oeuvre ô combien populaire mais qui n'a jamais été donnée à Orange.

Pour la première fois, une femme dirigera un opéra à Orange: Nathalie Stutzmann sera dans la fosse pour "Mefistofele".

La danse va aussi faire son retour à Orange, avec "La Flûte enchantée" du Béjart Ballet Lausanne. Et Jean-Louis Grinda espère faire venir la star italienne Cecilia Bartoli.

Programmer des titres moins connus est certes "risqué, mais si on ne prend pas ce risque de toute façon, la formule actuelle ne marche plus", juge le directeur.

Le 22 juin, les Chorégies ont honoré leur nom en faisant chanter 600 collégiens et lycéens de la région dans le théâtre antique. Un succès, qui a attiré 4.000 spectateurs "ce qui est inespéré", souligne M. Grinda. "J'aimerais l'amplifier à toute la France, afin que le théâtre antique d'Orange soit le lieu où la jeunesse vient chanter en choeur".

 
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