Assassinat d'un cameraman hondurien réfugié au Mexique

Assassinat d'un cameraman hondurien réfugié au Mexique

Une antenne de la police à Tegucigalpa le 14 juin 2017

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AFP, publié le mardi 11 juillet 2017 à 13h12

Un cameraman hondurien que avait trouvé refuge au Mexique après avoir reçu des menaces dans son pays a été abattu dans l'Etat de Veracruz (est), ont informé les autorités mexicaines. 

Edwin Rivera Paz a été tué dimanche par des hommes circulant à moto, dans la localité de Acayucan, au sud de cet Etat, a informé à l'AFP une source auprès des autorités judiciaires.

Le gouvernement du Honduras a confirmé lundi que Rivera, âgé d'une vingtaine d'années, avait fui son pays par crainte pour sa vie et qu'il avait entamé les démarches pour obtenir un statut de réfugié au Mexique.  

"Nous demandons aux autorités (du Veracruz) d'enquêter, que cela ne reste pas impuni" a déclaré à l'AFP, Raul Otoniel Morazan, consul du Honduras au Mexique.

Un proche a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que Rivera avait dû fuir en janvier la ville de San Pedro Sula au Honduras "après la mort de son responsable (producteur) et ami, le journaliste Igor Ibarra".

Ibarra, un reporter de la chaîne Canal Hable Como Habla (HCH), est devenu en janvier le 69e journaliste assassiné depuis 2003 dans ce pays particulièrement dangereux pour la profession de reporter.

Rivera travaillait comme directeur de la photographie du programme "Los Verduleros", et ils collaboraient ensemble à d'autres projets journalistiques, selon ses proches. 

Depuis son exil au Mexique, Rivera s'employait occasionnellement comme photographe, ont indiqué des journalistes locaux. 

"Il avait le projet de documenter" ce que vivaient les Honduriens menacés dans leur pays par le gang criminel des Maras, a raconté à l'AFP un migrant, sous le couvert de l'anonymat. 

La Comission nationale des droits de l'Homme a alerté sur les violences que subissent les Centraméricains sur la route entre Coatzacoalcos et Acayucan, dans l'Etat de Veracruz. 

En avril, sept Centraméricains mineurs avaient eu des doigts amputés par leurs ravisseurs qui voulaient ainsi obtenir le versement d'une rançon par leur famille.

 
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