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Véhicules à essence : êtes-vous favorable à une interdiction ?




Véhicules à essence : êtes-vous favorable à une interdiction ?

Paris veut interdire les véhicules à essence en 2030. (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le vendredi 13 octobre 2017 à 07h00

ENVIRONNEMENT. Plus de voitures à essence à l'horizon 2030 à Paris : c'est l'objectif global fixé jeudi par la Ville.

L'annonce est fracassante, mais a rencontré le scepticisme de certains.

"Dans le cadre de l'élaboration de son nouveau plan climat air énergie territorial, la Ville de Paris va inscrire un objectif de fin du diesel sur son territoire en 2024 et de l'essence en 2030", a annoncé la mairie... avant de rassurer les automobilistes sur son compte Twitter : "Aucune mesure d'interdiction ou de sanction ne figure dans le nouveau plan climat".

"L'objectif c'est de planifier à long terme la fin des énergies fossiles et des véhicules thermiques à horizon 2030", a expliqué à l'AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports. "Le secteur des transports est l'un des principaux secteurs d'émission de gaz à effet de serre", "les villes ont un rôle à jouer", a-t-il précisé. "On est sur une perspective d'une douzaine d'années. Une bonne partie du parc automobile sera renouvelé d'ici là. On annonce la couleur en amont pour que les comportements évoluent. On donne le temps d'anticiper sans être dans la contrainte", a ajouté M. Najdovski, rappelant que de nombreux industriels de l'automobile investissent déjà dans les motorisations électriques ou à hydrogène, plus propres.

"EFFET D'ANNONCE"

Le groupe LR du conseil de Paris a regretté un "effet d'annonce", soulignant qu'à ce jour "les bornes de recharges en gaz naturel de véhicule sont anecdotiques et le réseau électrique sous-dimensionné pour permettre le rechargement rapide des voitures".

"Pour permettre à toutes les classes sociales de vivre à Paris ou en Île-de-France, notre stratégie doit proposer des alternatives", ajoute le groupe PCF. "En l'état actuel, les motorisations électriques sont inaccessibles à la très grande majorité des ménages".

Pour le FN, Paris va devenir "une île fermée aux revenus modestes qui n'ont pas les moyens de changer de véhicule" et "à tout ceux qui ont besoin de leur véhicule pour travailler".

La présidente de la Région Île-de-France Valérie Pécresse (LR) estime "qu'il faut inciter les Franciliens à changer de voiture", "par une prime au remplacement des véhicules polluants et pas par une énième interdiction".

 
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