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Alimentaire : faut-il relever les prix pour mieux payer les agriculteurs ?




Alimentaire : faut-il relever les prix pour mieux payer les agriculteurs ?

Michel-Édouard Leclerc avait créé la polémique en mettant en garde contre une hausse générale des prix à l'issue des Etats généraux de l'alimentation.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 12 octobre 2017 à 07h00

Emmanuel Macron s'est dit "favorable" mercredi au "relèvement du seuil de revente à perte (SRP) pour les produits alimentaires et à l'encadrement des promotions". Mais le président a fixé ses conditions.

"Nous modifierons la loi pour inverser la formation du prix qui partira du coût de production" afin de mieux rémunérer les paysans, a déclaré le président aux agriculteurs, industriels, distributeurs et élus réunis mercredi sur le marché de gros de Rungis (Val-de-Marne), à mi-parcours des États généraux de l'alimentation lancés en juillet.

L'ambition du président est de trouver les moyens de mettre un terme à la paupérisation de la profession agricole, tout en répondant à la forte nécessité de transformation du secteur pour répondre aux attentes sociétales et environnementales des Français.

"Nous devons repenser collectivement une nouvelle France agricole", a lancé le chef de l'État, en souhaitant une "transformation profonde" du secteur qui devra monter en gamme, et en exigeant que chaque filière de production agricole (lait, viande, céréales, etc..) lui présente "d'ici la fin de l'année" sa "stratégie". La loi devrait être présentée et adoptée via des ordonnances "au premier semestre 2018".

"MACRON N'EST PAS TOMBÉ DANS LE PIÈGE QUI LUI TENDAIENT LES MULTINATIONALES"

Sur le délicat sujet des relations commerciales avec les distributeurs, la décision de relever le seuil de revente à perte (SRP) de la grande distribution - très attendue par les agriculteurs - dépendra de chaque filière. Et ne devrait concerner que les produits alimentaires. C'est donc en fonction de chaque stratégie que sera évalué le seuil de revente à perte de la grande distribution (prix minimum en dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre).

Michel-Édouard Leclerc, le patron des supermarchés du même nom, a déclaré son "soulagement" après le discours présidentiel. Ce dernier avait agacé les agriculteurs tout comme ses concurrents en mettant en garde contre une hausse générale des prix à l'issue des Etats généraux. "Emmanuel Macron n'est pas tombé dans le piège que lui tendaient les représentants des multinationales en réclamant une réforme du seuil de revente à perte sur l'ensemble des produits de grande consommation", a-t-il estimé.

Michel-Édouard Leclerc a assuré se reconnaître entièrement dans le changement de paradigme prôné par Emmanuel Macron qui promet notamment de favoriser la part du bio et du local, au prix d'un arrêt de certaines productions qui ne correspondent plus au goût des consommateurs. "C'est ce qu'attendent nos consommateurs quand ils sont prêts à payer un peu plus certains produits alimentaires", a-t-il ajouté.

 
155 commentaires - Alimentaire : faut-il relever les prix pour mieux payer les agriculteurs ?
  • 4 millions d'agriculteurs en 1960 ,400000 en 2017;l'europe a signé l'accord CETA avec le Canada autorisant l exportation de cereales de viande sans droit de douane les accords TAFTA avec les'USA est en discussion et sera probablement valider la fin des agriculteurs est programmée dans 10ans il restera peut etre 40000 agriculteurs pour le paysage

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    quiyatiletpourquoi  (privé) -

    c'est la PAC , la plus grande responsable , on a incité les agriculteurs à produire plus , ils l'on fait mais lorsque les greniers étaient trop pleins , on a fermé le robinet et on pratique maintenant l’assistanat des jachères alors que tous se sont endettés en y croyant , c'est la double peine .

  • !!!Le produit vendu par le paysan directement coute aussi cher que chez le commerçant, CHERCHEZ L'ERREUR...

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    quiyatiletpourquoi  (privé) -

    il n'y a pas d'erreur , ils vendent au prix et récupèrent les marges des intermédiaires , ne soyez pas stupide .J'achète chez eux en circuit court et m'y retourne largement tant en qualité , q'en prix mais surtout avec un retour au dialogue avec les producteurs.Dans les grandes surfaces , pas de contact humain , vous n'êtes qu'un numéro de carte de fidélité inondé de newletters

  • non ce sont les intermediaires qui doivent moins se SUCRER sur le dos des paysans

  • les agriculteur paye aujourd'hui ceux qu'il ont voté et élue il ont voulu l'euros
    pour produire que de l'agriculture et détruire des prairies et des kilometre de haie
    voila votre récompense

    Bien fait pour sa gueule à la FNSEA (fossoyeur des paysans)

  • Toujours les mêmes qui payent hein? On marche sur la tête, un poisson péché en Bretagne passe par Rungis pour être vendu à Lorient. Trouver l'erreur...Entre les grossistes, les demi-grossistes etc.., un melon payé quelques centimes aux producteurs coûte 2 à 3 € aux consommateurs et des exemples il y en a!! Il y a peut être quelque chose à faire non avant de nous en remettre une louche?

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