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Taxe d'habitation : comprenez-vous la colère des maires ?




Taxe d'habitation : comprenez-vous la colère des maires ?

La réforme doit être mise en oeuvre dès 2018 pour un tiers des ménages concernés par la suppression.

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Orange avec AFP, publié le lundi 17 juillet 2017 à 11h00

Dès 2018, la taxe d'habitation va baisser d'un tiers pour 80% des ménages. Une nouvelle qui inquiète les principales concernées : les municipalités, qui craignent un sévère manque à gagner.

D'après l'Association des maires de France (AMF), la taxe d'habitation représente 36% des ressources propres des communes et des intercommunalités.

Dès l'année prochaine, ce sont bien tous les ménages concernés, ceux dont le revenu fiscal ne dépasse pas 20 000 euros par an et par personne, qui verront leur taxe d'habitation baisser d'un tiers. Puis un tiers supplémentaire en 2019. Et enfin le dernier tiers en 2020.

UN "RISQUE CONSTITUTIONNEL"

La baisse représenterait entre 8,5 milliards et 10 milliards d'euros de pertes de recettes fiscales pour les municipalités, selon Le Figaro. L'exécutif a promis de rembourser les communes et les intercommunalités, qui perçoivent les recettes de la taxe d'habitation, à l'euro près mais cela ne suffit pas à rassurer les mairies.

François Baroin, président de l'AMF, a déclaré qu'il était "hostile" à la suppression de la taxe d'habitation et pointé un "risque constitutionnel" au regard de la libre administration des collectivités, alors que s'ouvre lundi la Conférence des territoires. Il préconise de travailler sur la revalorisation des bases d'imposition de la taxe d'habitation.

 
113 commentaires - Taxe d'habitation : comprenez-vous la colère des maires ?
  • qu il baisse leur salaire est diminue les adjoints est le personnel

  • Les maires devront gérer mieux l'argent des contribuables et c'est très bien ainsi que certains projets proches de la folie des grandeurs et souvent inutiles ce sera un moyen de contrôler ces dépenses car maintenant il faudra rendre des comptes et c'est la vous l'aurez compris le but de cette réforme il y a trop longtemps que notre argent n'est pas utilisé au mieux dans nos villes .

  • personnellement je m'en fiche de la colère des maires. Ils auront moins d'argent pour faire des centres et des activités pour les cassos, qu'est-ce que ça peut me faire? Par contre MOI je suis en colère, parce que je travaille dur et mon conjoint aussi et nous n'avons plus d'enfant à charge le plafond sera de 48000 euros en travaillant à deux , nous ferons donc partie des 20% qui ne seront pas exonérés. Au nom de quoi, ce n'est pas juste, je n'ai pas voté pour ce gouvernement je ne suis donc pas déçue mais vraiment en colère. On n'est pas riche quand on gagne chacun plus de 24000 euros par an.

  • Je ne vois pas à quoi ça sert d'enlever d'un côté pour remettre de l'autre, pour moi c'est tout pareil. La taxe d'habitation n'est pas une taxe très élevée, on la paie qu'une fois par an et au moins tout le monde la paye, riches ou pauvres.Il n'y a qu'à supprimer toutes les taxes et tous les avantages sociaux (sécu, caf, assedic etc..) pendant qu'on y ait et on reviendra un siècle en arrière...

  • Ce projet, parmi d'autres, n'est que pure communication. Je ne dis pas "démagogie" car dans la démagogie il y a des gagnants. On joue au bonneteau ! C'est comme la diminution de l'APL, qui sera supportée par les organismes HLM et indirectement par le gel des intérêts -symboliques- des Livrets A.
    La suppression de la taxe d'habitation, au moment où on réduit les dotations aux communes tout en leur prescrivant de nouvelles obligations, est un facteur de désorganisation sans nom. Probablement délibéré, pour déstabiliser l'électorat et se présenter en Chevaliers Blancs aux prochaines municipales. Les communes ne pourront que se reporter sur les taxes foncières et les taxes sur les entreprises, de gré ou de force.
    Reste aussi cette absurdité (on n'en est plus à çà près), la création d'un effet de seuil au premier centime de dépassement, où sans transition on passera de l'exonération totale à l'application plein pot des taux applicables. LREM innove, je ne connais pas d'autre exemple dans lequel on ne crée pas une zone de transition sur les bases de taxation. Hollande a réussi sa passation de pouvoir : on va finir par le regretter (voyez dans quel désespoir on est !).

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