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Taxe d'habitation, ISF : approuvez-vous les choix d'Emmanuel Macron ?




Taxe d'habitation, ISF : approuvez-vous les choix d'Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron, le 8 juillet au G20 de Hambourg.

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Orange avec AFP, publié le mardi 11 juillet 2017 à 07h00

La priorité à ses engagements fiscaux de campagne plutôt qu'au déficit. Emmanuel Macron a tranché face au flou gouvernemental qui s'installait sur les promesses de baisses d'impôts : les premiers effets de la réforme de la taxe d'habitation, dont le président veut exonérer 80% des ménages, et de l'ISF doivent se faire sentir dès 2018.

D'un côté, le président de la République souhaite que 80% des ménages français ne paient plus la taxe d'habitation car cet impôt est "injuste socialement" et "ne prend pas assez les capacités contributives de nos concitoyens".

Parallèlement, il compte réduire l'ISF aux biens immobiliers, sortant de son périmètre le patrimoine mobilier, l'épargne et les placements financiers, dans le but affiché d'encourager les contribuables les plus aisés à investir dans l'économie française. Ces réformes fiscales entreront en vigueur dès l'an prochain, malgré la vision plus progressive avancée par le Premier ministre Édouard Philippe lors de son discours de politique générale la semaine dernière.

"L'enjeu c'est de montrer que les promesses sont tenues", a affirmé à l'AFP un ami d'Emmanuel Macron. "C'est un élément de confiance. Il ne veut pas faire comme Hollande qui a donné le sentiment de trahir ses promesses de campagne", poursuit ce proche. À l'Elysée, on assure qu'"il n'y a pas de divergence entre le président et le Premier ministre", et on assume qu'Emmanuel Macron intervienne "sur un certain nombre sujets sur lesquels le président de la République, dans son contrat avec la nation, s'est engagé à lui-même en être comptable".

SUJET HAUTEMENT INFLAMMABLE

Des "signaux faibles" de mécontentement, notamment des milieux d'affaires, sont remontés notamment par Bercy et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Un sondage Odoxa montre que les discours du Président et du Premier ministre n'ont pas convaincu une majorité de Français. Aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dimanche, c'est Bruno Le Maire qui amorce le rétropédalage devant les journalistes en expliquant que "rien n'est arrêté" dans le calendrier des réformes fiscales. "Le Maire, sentant qu'on allait vers un arbitrage des mesures dès 2018, a essayé d'en obtenir un peu le gain politique en anticipant l'annonce...", grince un conseiller.

Mais ce rétropédalage gouvernemental pourrait aussi accroître l'impression d'improvisation qui avait tant coûté au précédent exécutif socialiste. "Il y a un risque que ce brouillage n'accroisse la défiance. Or celle-ci est déjà immense, et les Français restent échaudés par les premières mesures fiscales de Hollande", juge Chloé Morin, directrice de l'observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès. "La question fiscale est d'autant plus difficile à manier que l'on constate dans les études que les Français sont peu enclins à faire davantage d'efforts pour redresser les comptes du pays, et bien moins qu'en 2012 à pareille époque. Bref, le sujet est hautement inflammable", poursuit cette spécialiste de l'opinion.

Une "trajectoire" budgétaire doit être présentée mardi aux parlementaires pour assurer que le déficit ne dépassera pas 3% ni en 2017, ni en 2018, malgré ces baisses d'impôt. Mais déjà l'objectif d'un déficit de 2,3% l'an prochain, transmis à la Commission de Bruxelles à la fin du quinquennat Hollande, paraît extrêmement compromis.

 
48 commentaires - Taxe d'habitation, ISF : approuvez-vous les choix d'Emmanuel Macron ?
  • Quand je pense que ceux qui vont gagner jusqu’à plus de 33000 Euros par mois vont avoir un différentiel positif sur leur feuille de paie ... Moi retraité avec 2000 euros et un nombre incalculable d'heures au travail, je vais contribuer a financer le pouvoir d'achat de ces catégories ... ça m'attriste ça m’écœure mais ou est donc passé cette égalité républicaine

  • pour ce que j'en ai compris il y a un flou dans la suppression de la taxe d'habitation
    80 % de taxe sur les revenus modestes c'est quoi un revenu modeste
    Sur l'ensemble du parc immobilier combien en seront exonérés
    Pour moi c'est flou

  • "Qui veut voyager loin ménage sa monture" : que M. Macron médite ce vieil adage s'il tient à mener son quinquennat jusqu'au bout sans anéantir le moral des Français. Les promesses et autres effets d'annonces soutenus par l'un puis démentis par l'autre pour être modifiés puis transformés... pour être remplacés par des propositions de substitutions édulcorées ou totalement fantaisistes.
    Il va quand même falloir qu'il se décide à prendre la fonction au sérieux.

  • La taxe d'habitation est déjà indexée sur les revenus et le quotient familial ( nombre de parts ); il y en a déjà beaucoup qui ne la paient pas. Si les collectivités ne s'y retrouvent pas, ils augmenteront les taux des taxes foncières. mais ce sera toujours le contribuable moyen qui en fera les frais.
    Comme l'Etat prévoit de compenser ce manque à gagner par les collectivités, cela sera toujours payé d'une manière ou d'une autre par les contribuables

  • Ce mec n'a aucune idée de ce qu'il va faire demain, c'est criant ....
    Il est déjà aux abois en moins de deux mois, pauvre France ...

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