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Le baccalauréat a-t-il encore un sens aujourd'hui ?




Le baccalauréat a-t-il encore un sens aujourd'hui ?

Des lycéens consultant les résultats du baccalauréat à Paris, le 5 juin 2017.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 07h00

Près de huit candidats sur dix (78,6%) ont eu leur bac du premier coup à la session 2017, un résultat en légère baisse par rapport à l'an dernier, mais qui devrait s'améliorer à l'issue des épreuves de rattrapage.

Le taux de réussite provisoire national a baissé de 1 point par rapport à l'an dernier, selon les chiffres du ministère de l'Education. Quelque 96.500 candidats (13,8%) pourront passer le rattrapage jeudi et vendredi tandis que 53.300 candidats (7,6%) sont recalés.

Le taux de réussite quasi définitif (avant la session de septembre) sera connu lundi.

Le taux d'admis au baccalauréat général est de 80,1 %, en baisse de 1,5 point par rapport à celui de 2016. Par filière, il a surtout baissé en ES (-4,3 points) et plus modérément en L (-0,9 point). Il est stable dans la série S. Le taux d'admis est en légère hausse (+0,2%) pour le bac technologique à 80,1%, et en baisse de 1,1 point pour le bac professionnel, à 74,4%.

VERS UNE REFORME DU BACCALAURÉAT POUR 2021

Depuis 2012, le taux de réussite au bac dépasse les 80%. L'an dernier, 88,6% des candidats ont décroché le précieux sésame (après 88,5% en 2015). Mais la proportion de bacheliers dans une génération est plus faible: moins de quatre jeunes sur cinq (78,8%) âgés de 18 ans avaient le bac en 2016.

En 1945, quelque 3% des jeunes décrochaient ce diplôme et moins d'un tiers dans les années 80.

Le Premier ministre Edouard Philippe a promis mardi de faire "profondément évoluer" le baccalauréat. Les les consultations démarreront en septembre, avec comme objectif un bac réformé pour la session 2021, qui sera resserré autour d'un plus petit nombre de matières.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a dit début juin vouloir "remuscler" le bac pour le rendre "plus utile" aux élèves. Il veut en faire "un tremplin pour la suite de leur parcours", davantage qu'une "évaluation finale" à l'issue du lycée.

 
59 commentaires - Le baccalauréat a-t-il encore un sens aujourd'hui ?
  • la réponse est dans la question, ce n'est que le certificat d'études et avec une dictée ou un étude de texte , le taux de réussite serait à 50% .J'ai un bac technique F1 et un BTS ( mécanique générale qui n'existe plus aujourd'hui ,J'ai passé le premier en 73 et le second en 75) néanmoins je me suis orienté vers le BTP où j'ai fait 43 ans de carrière parce qu'il n'y avait plus rien dans la spécificité que j'avais choisi( mécanique automobile ) et celle que l'on m'a imposé ( mécanique générale ) la section ayant été fermé , on m'a orienté vers la mécanique générale qui n'a aucun débouché puisque les machines outils fonctionnent en numérique aujourd'hui .Les mauvaises orientations ne daten pas d'aujourd'hui et le bac est le passeport du pôle emploi.

    dommage, il fallait peut être aller dans un autre établissement plus loin .
    Un de mes fils a fait bac F4 qu'il a choisi , connaissant le BTP, seulement fut pensionnaire a 400 km . Nous nous sommes pas contente de l'avis du conseiller d'orientation, c'était son chois, puis un

  • La question est assez pertinente mais il faudrait d'abord bien définir ce qu'est réellement le Bac. Il faut remonter loin, à la création de l'Ecole. Cycle primaire, toute le monde va à l'école pour apprendre les "fondamentaux", lire, écrire, compter et quelques notions d'Histoire pour comprendre l'évolution de la Société, de la géographie pour savoir sur quoi on habite etc.Au début ce cycle se terminait à 12 ans et été couronné par le fameux "Certif" (Certificat d'études primaires). Quelques bons élèves étaient repérés par les instituteurs et étaient poussés vers le secondaire en passant un examen d'entrée en 6e. Les autres étaient naturellement dirigés vers les métiers par le biais de l’apprentissage. C'est par ce biais que le pays s'est doté d'une forte population travailleuse qui a permis l'essor industriel qui a fait la richesse du pays.

    Les "bons élèves" suivaient un cursus secondaire, passaient souvent le BEPC. A ce stade ils pouvaient devenir facteurs ou préposés dans l'Administration. Ceux qui restaient, les plus brillants, se confrontaient au Bac dont la seule raison d'être était d'être le passage obligatoire pour faire des études supérieures, la Fac. Ils étaient considérés comme l'élite du pays et deviendraient des "cadres", des dirigeants. Ca a marché pendant un bon moment. Quasiment un siècle.

    Aujourd'hui le problème est tout autre. Vu qu'aucun parent ne veut plus que son rejeton soit un "manuel" il impose plus ou moins le passage dans le secondaire. Il y a alors bien trop de monde pour devenir encadrant d'autant qu'on ne forme plus de "manuels". Alors nos politiques n'ont rien trouvé de mieux que d'ouvrir en grand les portes du Bac afin que tout ce petit monde puisse fuir vers les Facs afin qu'ils ne deviennent pas chômeurs. Electoralement ce serait suicidaire !
    C'est tout ! La démonstration est faite et cela perdure depuis une bonne trentaine d'années. On a maintenant des "étudiants" plus que quadragénaires (vous savez des "Tanguy" comme dans le film) qui avancent tout doucement vers la retraite, anticipée de préférence, tant qu'à faire, sans être jamais passés par la case "travail". Mais attention ceci est un terme "politiquement incorrect"...

    Il faut très vite recréer et surtout redorer le blason de l'apprentissage, comme ont fait les allemands, c'est à dire apprendre un métier et non pas un "emploi". Retraité électricien j'ai eu durant mes 15 dernières années actives 5 apprentis à former. A chaque fois accompagnés par les parents presque en pleurs. L'école n'en voulait plus alors ils se "résignaient" comme ils disaient à ce que le gamin ait au moins un boulot de "grouillot" (m'a dit un père devant son môme !). Les 5 ont fait leur cursus, les 5 ont passé leurs CAP avec succès et les 5 ont toujours du boulot 10 ans après et surtout ils sont tous montés en grade.

    Mais aurons nous un jour un "Homme Providentiel" capable de refonder le pays ? Parce que hormis le Bac il y a énormément d'autres pans de la Société à reconstruire complètement. J'ai de sérieux doutes !

    A quand un homme politique (un vrai) pour réinstaurer une filière "travail" qui devra bien sûr être modernisée en fonction de notre époque et des temps à venir ? J'ai bien l'impression qu'on n'en prend toujours pas le chemin...

    De plus en plus de BAC+++++ reviennent au travail manuel.............nouveau phénomène. Donner du sens à son travail. Apprendre plusieurs métiers, être polyvalent, savoir se débrouiller de ses mains............là est sans-doute l'avenir.

    Tout à fait Remetstestongs.
    Personnellement j"ai d'abord fait le Lycée Technique de Purteaus en fabrication mécanique (tournage, fraisage etc) puis en électrotechnique. Ensuite pass age chez Simca, d'abord aux pièces détachées puis à l'entretien électrique et enfin comme technicien au labo de super contrôle équipements électriques autos.
    Ensuite bidasse comme radariste à Hyères. Retour à la vraie vie comme dépanneur TV couleur (une mine d'or à l'époque) et enfin comme artisan électricien puis directeur de travaux dans un grand groupe HLM.
    Aujourd'hui à la retraite pourtant encore très jeune d'esprit à 70 ans on vient me chercher de partout pour dépanner les systèmes informatiques. Je n'ai jamais été riche mais j'ai toujours eu de quoi manger sans rien demander à personne.
    Sauf en 1980 où j'ai passé un an et demi de chômage pour licenciement économique avec 90% du dernier salaire. La période de ma vie où j'ai eu mes plus gros salaires...

    Il faut dire à ma décharge que gosse j'ai eu l'énorme chance d'avoir pendant 3 ans un instituteur extraordinaire, adepte de la méthode Freinet, méthode qui malheureusement n'a jamais été développée.

  • Bien sûr qu'il a un sens. Lire les épreuves des 35 dernières années est un très bon indicateur de notre progression dans la nullité depuis qu'il a été confisqué par des politiciens et des enseignants qui ont décidé qu'il devait y avoir 80% de réussite, et qu'amener le niveau du bac au niveau des élèves était plus réaliste que faire l'inverse.

  • OUI et pas bradé ....... pour les jaloux qui ne l'obtiennent pas

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    ptitgibus  (privé) -

    Le bac actuel n'est guère plus important que le certificat d'études primaires des années 50 et antérieures . Le bac actuel est bradé !

    Entièrement d'accord avec vous "ptitgibus" !!

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