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L'armée française doit-elle rester engagée au Mali ?




L'armée française doit-elle rester engagée au Mali ?

Emmanuel Macron, le vendredi 19 mai à Gao au Mali.

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Orange avec AFP, publié le samedi 20 mai 2017 à 07h00

Emmanuel Macron a passé le vendredi 19 mai sur la base de Gao au Mali. Le chef de l'État a donné des gages sur la "détermination" militaire de la France à son homologue malien.

Emmanuel Macron l'a assuré vendredi : pas question d'arrêter ni de diminuer l'action des troupes françaises, qui sont intervenues en 2013 (opération Serval) contre les groupes jihadistes dans le nord du Mali et poursuivent depuis août 2014 cette mission dans cinq pays du Sahel (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), avec l'opération Barkhane.

Cette dernière "ne s'arrêtera que lorsque les terroristes seront éradiqués dans la région, et la souveraineté pleine et entière des États rétablie. La clé de tout ça est de construire la paix", a déclaré le président avec fermeté devant la presse. Le Mali est ces dernières années le principal théâtre des interventions militaires françaises. Près de 1.700 soldats sont déployés à Gao, au fil de rotations de 4 mois dans des conditions éprouvantes.

RENFORCER L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT ?

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés par l'opération Serval. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attentats meurtriers, et l'insécurité s'est même propagée depuis 2015 au centre et au sud du pays. Dix-neuf militaires français ont été tués au Mali depuis le lancement de Serval, selon le ministère de la Défense.

Pour enrayer cette spirale, le président français a appelé à "accélérer" le processus de paix. "On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner", a-t-il lancé en présence du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK. Il a aussi indiqué avoir évoqué jeudi au téléphone avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, la situation au Mali, alors que l'Algérie, principal médiateur dans la crise, dispose de nombreux relais d'influence dans ce pays, notamment auprès des groupes armés. Outre la dimension militaire, Emmanuel Macron a promis de renforcer l'aide au développement. Un budget d'aide de 470 millions d'euros au compte de l'Agence française de développement (AFD) a été décidé pour la région, a-t-il annoncé. Il a aussi souhaité que l'Allemagne s'engage davantage en soutien matériel.

 
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