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Selon vous, Sarkozy reviendra-t-il en politique ?




Selon vous, Sarkozy reviendra-t-il en politique ?

Nicolas Sarkozy a rapidement reconnu sa défaite après les résultats du premier tour de la primaire à droite le 20 novembre.

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Orange avec AFP, publié le mardi 22 novembre 2016 à 07h00

"Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques". Après son élimination dès le premier tour de la primaire de droite dimanche soir, l'ancien chef de l'État a fait ses adieux à la politique, allant beaucoup plus loin que lors de sa déclaration de La Mutualité de 2012.

"Si je perds, c'est que je n'ai vraiment plus de pif", confiait Nicolas Sarkozy il y a quinze jours.

Et pourtant, l'ancien président n'est arrivé au premier tour de la primaire à droite qu'à la troisième place, éliminatoire, avec un peu plus de 20% des voix, derrière François Fillon, largement en tête avec 44%, et Alain Juppé (28,5%). Ses proches et les politologues s'accordent : ce ne sont pas les idées de Nicolas Sarkozy qui lui ont été préjudiciables, mais sa personnalité. Ses dérapages plus ou moins contrôlés ont parfois heurté (quand il évoque "nos ancêtres les Gaulois" ou "la double ration de frites" pour les enfants ne mangeant pas de porc à la cantine) et sa campagne anti-Bayrou a lassé.

Face à un tel revers, l'ex-chef de l'État a rapidement reconnu sa défaite. Beau joueur dans son discours, il a fait à demi-mot ses adieux à la politique, allant beaucoup plus loin que lors de sa déclaration de La Mutualité de 2012 : "Il est temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques", a-t-il lancé sans "aucune amertume" ni "tristesse", en choisissant François Fillon plutôt qu'Alain Juppé pour le second tour.



En mai 2012, après avoir perdu face à François Hollande, Nicolas Sarkozy avait été plus prudent en disant qu'il ferait de la politique "autrement". Pendant les deux ans et demi qui ont suivi, il s'était réfugié dans ses bureaux d'ex-président, où journalistes, élus, décideurs économiques et autres "visiteurs du soir" défilaient. Il en avait également profité pour faire de nombreuses conférences à l'étranger, ce qu'il pourra désormais continuer à faire, tel Bill Clinton ou Tony Blair. En novembre 2014, il était redevenu chef de parti - président de l'UMP rebaptisée par lui Les Républicains - avec un unique objectif : reconquérir l'Élysée. Sans succès. Saura-t-il se contenter de ce nouvel échec ?

 
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