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Primaire à droite : les électeurs de gauche peuvent-ils influencer le vote ?




Primaire à droite : les électeurs de gauche peuvent-ils influencer le vote ?

François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy à l'université d'été LR à la Baule.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 octobre 2016 à 07h00

La question de la participation des électeurs de gauche à la primaire à droite continue de mobiliser, et déchirer, les candidats. Mercredi 5 octobre, François Fillon s'est à son tour emparé du sujet et a appelé tous les électeurs, de droite, mais aussi de gauche à venir voter.

"Si on est gaulliste, on considère qu'il y a un peuple français (...) On n'a pas des hommes et des femmes qui sont génétiquement à gauche et génétiquement à droite (...) Que tous viennent", a lancé l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy sur le plateau de l'émission "Questions d'info" diffusée sur LCP.

Lundi 3 octobre, Nicolas Sarkozy s'était montré très virulent sur la question lors d'un meeting à Reichstett. Farouchement opposé au vote des électeurs de gauche, il avait accusé de "parjure" les candidats à la primaire qui appelleraient la gauche à se déplacer. "Je ne suis pas candidat à la primaire de la droite, du centre et de la gauche", avait-il ironisé. Avant d'ajouter : "Si on est de gauche, c'est qu'on ne partage pas les valeurs de la droite et du centre. Donc on appelle des gens à venir signer une charte dont ils ne croient pas un mot. Ça s'appelle quoi ? Du mensonge et de la déloyauté."

L'ancien président répondait indirectement à Jean-Pierre Raffarin, soutien d'Alain Juppé. Dans les colonnes de Libération lundi 3 octobre, il s'était exprimé sur ces potentiels électeurs de gauches : "En vérité, on n'a pas affaire à des électeurs de gauche, mais plutôt à des électeurs déçus. Car le grand parti en France, c'est le parti des déçus : ceux du quinquennat Hollande, mais aussi ceux du quinquennat Sarkozy". Le sénateur de la Vienne interpellait sans complexe les électeurs de gauche : "Voulez-vous Sarkozy-Le Pen ou Juppé-Le Pen au second tour de la présidentielle ?" Et de conclure : "Beaucoup de personnes, on peut le comprendre, peuvent vouloir participer à cette décision". Le camp Juppé, davantage porté vers son centre que vers sa droite à l'inverse de celui de Sarkozy, a décidé de draguer les électeurs de gauche pour l'emporter. Le camp Fillon semble aussi prêt à s'y mettre. Reste à savoir si les électeurs de gauche qui feront le déplacement peuvent vraiment peser sur les résultats de la primaire. Réponse les 20 et 27 novembre prochains.

 
60 commentaires - Primaire à droite : les électeurs de gauche peuvent-ils influencer le vote ?
  • Les électeurs de gauche ont participé au 1er tour et Sarkozy a été éliminé, ce qui était le but recherché. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que Fillon serait si loin devant Juppé, leur favori logique. C'est probablement parce que ceux du FN ont également été nombreux à faire le déplacement!
    Bien malin qui pourra dire aujourd'hui s'il y aura encore plus de participation au second tour, ou au contraire beaucoup moins...

  • oui, tout comme les électeurs de droite peuvent influencer le vote de la gauche. Je maintiens que le seul vote est celui des présidentielles, les électeurs votent et celui qui ramassent le plus de voix est celui qui sera au deuxième tour. C'est idiot de vouloir imiter les USA. Le vote n'est pas le même qu'en France.

  • Suppression de l'impôt sur les grandes fortunes et augmentation de la TVA...Je préfère encore Hollande

  • Un électeur de gauche a bien le droit de changer d'avis comme le fit très souvent Nicolas Sarkozy. Surtout quand ce bonhomme est un danger pour la France

  • un électeur de gauche à le droit de changer d'avis pour voter à droite aux primaires. Dans ce cas il ne devrait pas pouvoir retouner voter aux primaires de la gauche.Il faut savoir choisir en son âme et conscience honnêtement..

    Pas d'accord!
    Le but des primaires étant de choisir les candidats les plus consensuels, de droite comme de gauche, tous les électeurs qui seront un jour ou l'autre, placés devant un choix gauche/extrême droite ou droite/extrême droite au second tour de la présidentielle sont forcément concernés par le vote aux deux primaires, puisqu'elles sont ouvertes. Le seul échec démocratique, c'est que l'extrême droite soit visiblement assurée d'y participer...

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