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Intempéries : êtes-vous touché par les inondations ?




Intempéries : êtes-vous touché par les inondations ?

Vue aérienne de Blois inondé, dans le Loiret, le 2 juin 2016.

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Orange avec AFP, publié le vendredi 03 juin 2016 à 07h00

Les rues inondées, des Français de l'eau jusqu'aux genoux, le château de Chambord cerné par les eaux... Les régions Centre-Val de Loire et Île-de-France sont encore très fortement touchées par les inondations provoquées par les fortes pluies du début de semaine.

"Hier, l'eau arrivait seulement aux chevilles", constatait jeudi 2 juin un Parisien en photographiant le zouave du pont de l'Alma, désormais immergé jusqu'aux genoux.

La Seine a déjà inondé les berges de la capitale, impraticables par les automobilistes, et continue de grimper le long des jambes du célèbre repère des Parisiens. Les crues parfois record provoquées par des pluies exceptionnelles pour la saison ont de très fortes conséquences en Île-de-France et dans le centre de la France. Parfois même désastreuses. Ce jeudi, un cavalier de 74 ans a été "emporté par les eaux" de l'Yerres à Évry-Grégy-sur-Yerre, en Seine-et-Marne, placé en vigilance rouge "inondations" par Météo France. Mercredi, le corps d'une femme de 86 ans avait été retrouvé dans son pavillon inondé, toujours en Seine-et-Marne. Dans ce département, pas moins de 7.600 personnes ont été évacuées.

À Paris, placée en vigilance orange jeudi soir, comme 11 autres départements franciliens et du Centre-Val de Loire, la montée des eaux est spectaculaire. Le niveau de la Seine était à 5,37 m à 21h et devrait atteindre un "pic" de 6,20 m ce vendredi, selon les autorités, qui n'excluent pas "des débordements ponctuels".

La crue de la Seine a conduit à fermer une partie parisienne de la ligne C du RER, au bord du fleuve. Dans les grands musées parisiens le long de la Seine, c'est le branle-bas de combat pour mettre une partie des collections à l'abri, exercice auquel ils se préparent depuis plusieurs années.


À la station Saint-Michel, les passagers ne pouvaient pas jeudi soir emprunter la ligne 4 du métro vers porte de Clignancourt au nord en raison d'infiltrations apparues le long des murs de la station détrempée, indiquait un "régulateur de flux" en gilet rouge.


16.000 INTERVENTIONS

Un peu plus de 19.000 foyers étaient toujours privés de courant jeudi soir dans le Loiret et l'Île-de-France, selon Enedis (ex-ERDF). Dans le Val-de-Marne, les pompiers ont évacués 380 personnes à Villeneuve-Saint-Georges à l'aide de barque.
À Nemours, la situation était également catastrophique. Située à 80 km de Paris, en Seine-et-Marne, la commune est l'une des plus touchées par les intempéries : le niveau de la crue de 1910 a été dépassé (4,95 m) et 3.000 habitants ont été évacués mercredi soir. Le Premier ministre Manuel Valls, venu constater les dégâts jeudi matin, a annoncé la création "d'un fonds exceptionnel de soutien" aux victimes.

Dans l'Essonne, le centre de Longjumeau était totalement inondé et les habitants, privés d'électricité et de chauffage, avaient été évacués en barque. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est déplacé jeudi dans cette ville pour aller à la rencontre des habitants touchés par les inondations. "Il y a eu près de 16.000 interventions aujourd'hui. 3.000 pompiers professionnels et volontaires sont mobilisés", a-t-il détaillé. "Nous avons mobilisé les militaires de la sécurité civile. L'objectif qui est le nôtre c'est que très vite la vie puisse reprendre son cours", a-t-il ajouté.

Les services de l'État étaient par ailleurs "mobilisés pour répondre au plus vite aux demandes" d'aide que pourraient formuler les entreprises dont l'activité est perturbée par les intempéries, a assuré jeudi la préfecture d'Île-de-France.

Les inondations avaient également rendu impossible la circulation aux abords d'Orléans, dans le Loiret. Sur l'autoroute A10, sous 1,30 m d'eau par endroits, une centaine de camions et 200 voitures sans occupants, bloqués entre deux secteurs inondés, devaient être évacués, selon Vinci.

 
40 commentaires - Intempéries : êtes-vous touché par les inondations ?
  • Evidemment que nous sommes touchés!!!
    Mais comme toujours, les médias en font un peu trop et se complaisent dans la surenchère d'information.
    A force de de vouloir faire du sensationnel avec la détresse humaine, on arrive nous aussi à saturation.

  • quelle est cette question ? Entre être touché physiquement par un évènement, une catastrophe, avoir un mètre d'eau dans sa maison ou être touché mentalement, plaindre toute cette population qui est dévastée par cette flotte qui arrive, du ciel bien entendu, mais aussi d'une gestion dévastatrice des surfaces agricoles et autres, où toutes les haies ont été arrachées pour percevoir plus de subventions à la surface cultivable, où le sol est ravagé à force de labourages intensifs. La terre de nos pâturages, à notre époque, ressemble davantage à l'estran qu'aux pâturages de nos anciens. Tout cela pour dire, posez des questions claires !

  • Je pense que ceux qui sont touchés n'ont plus d'électricité et donc plus internet... Cela me surprendrait que le oui l'emporte... Néanmoins une pensée pour eux...

  • N ' habitant pas dans une zone inondée , je ne suis pas touchée mais la situation des personnes vivant cette catastrophe me touche énormément .Je les plains vraiment .
    Donc votre question est très mal formulée.....

  • Question très mal posée......
    Je ne suis pas dans une zone inondée : donc non .

    D'accord avec vous

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