La question du jour:

Euro 2016 : les stades sont-ils suffisamment protégés ?




Euro 2016 : les stades sont-ils suffisamment protégés ?

Des supporteurs du PSG au Stade-de-France le 21 mai 2016 lors de la finale de la Coupe de France contre l'OM.

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le mardi 24 mai 2016 à 07h00

- Un peu plus de six mois après les attentats du 13 novembre, et à trois semaines du coup d'envoi de l'Euro-2016 de football, la question se pose. Les dysfonctionnements constatés samedi soir au Stade de France à l'occasion de la finale de la Coupe de France mettent le gouvernement sous pression.

-

Foules agglutinées aux portes,  fumigènes introduits malgré les fouilles : les failles de la sécurité ont été nombreuses, alors même que la rencontre constituait un test grandeur avant la compétition européenne, au cours de laquelle 7 matchs doivent se dérouler à Saint-Denis. "Ce n'était pas une répétition générale du dispositif de sécurité de l'Euro", s'est cependant défendu lundi soir le président du comité d'organisation de la compétition. Jacques Lambert a souligné que la sécurité samedi "était organisée par la FFF" (Fédération française de football) et non par son comité, dont le dispositif "sera sur bien des points différent", avec notamment plus de moyens humains.

Les "dysfonctionnements constatés" pour la finale de la Coupe de France ayant opposé les clubs de Marseille et Paris seront corrigés "sans tarder", a promis lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, à l'issue d'une réunion avec les représentants de la FFF et les organisateurs de l'Euro (10 juin au 10 juillet).

En attendant, la soirée de samedi tient du fiasco. Les fumigènes et les débuts d'incendies dans les tribunes, où l'on retrouvait aussi casques de motos, bouteilles en verre et tuyaux en PVC, ont révélé que le dispositif - enceinte avec quatre points d'entrée contrôlés par les forces de l'ordre et deux filtrages supplémentaires avec palpations par des stadiers de sociétés privées - n'était pas au point. Sans parler des violences qui ont émaillé la soirée, donnant lieu à une trentaine d'interpellations et à un "usage démesuré des gaz lacrymogènes" à la sortie des spectateurs, selon un responsable de la sécurité qui a requis l'anonymat.



Le système a cédé "sur un certain nombre de points", a admis lundi le représentant local de l'État, le préfet du département Philippe Galli. "Nous avons dû faire face à un attroupement massif à une des portes d'entrée", qui a provoqué un mouvement de foule et débordé les forces de l'ordre. Autres points faibles : les fouilles par les stadiers n'ont pas "été faites systématiquement et pas de la même façon à tous les endroits", et les supporteurs ont pu se passer des objets par-dessus le mur d'enceinte. Bernard Cazeneuve s'est engagé à "garantir la fluidité de l'entrée des supporteurs dans les enceintes sportives", "fiabiliser les contrôles de sécurité par les sociétés de sécurité privées" et "sécuriser les sorties de match". 


La limitation à quatre du nombre des accès, exigée par l'UEFA et testée pour la première fois samedi, a entraîné de véritables "goulots d'étranglement", a dénoncé un député du département, Jean-Christophe Lagarde. "Je comprends qu'on veuille éviter que des gens rentrent avec des armes, mais personne n'est rentré lors des attentats de Saint-Denis avec des armes ou des bombes. En mettant des goulots d'étranglement, on va avoir des milliers de personnes agglutinées, et si vous avez une bombe humaine sur ces quatre portes d'entrée, vous vous rendez compte de la panique ?", s'est inquiété le député centriste.
 
12 commentaires - Euro 2016 : les stades sont-ils suffisamment protégés ?
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]