La question du jour:

Comprenez vous le ras-le-bol des policiers?




Comprenez vous le ras-le-bol des policiers?

Des policiers sur la place de la République, le 18 mai 2016

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 19 mai 2016 à 07h00

Une voiture de police incendiée alors même que des policiers manifestaient contre les "casseurs": les rassemblements inédits pour dénoncer la "haine anti-flics" en marge de la mobilisation contre la loi travail ont été marqués mercredi par une contre-manifestation qui a dégénéré à Paris.

Leurs puissants syndicats avaient convié les policiers à des rassemblements dans une soixantaine de villes. Le plus important, dans la capitale, a réuni au moins un millier de participants (7.000 selon les organisateurs) sur l'emblématique place de la République, où se rassemble chaque soir le mouvement citoyen Nuit debout.

Un rassemblement prévu au même endroit par le collectif "Urgence, notre police assassine" a été interdit du fait de risques de "troubles graves à l'ordre public". Mais quelque 300 contre-manifestants dénonçant les violences policières se sont malgré tout rendus à République. A quelques centaines de mètres, une quinzaine d'individus ont dégradé une voiture de police avant que celle ci ne soit incendiée. Quatre personnes ont été placées en garde à vue dans la soirée, Bernard Cazeneuve indiquant que d'autres interpellations "interviendront".

"HAINE ANTI-FLIC", LE PEN APPELLE CAZENEUVE À DÉMISSIONNER

La mobilisation des policiers et les violences en marge de la manifestation ont entraîné un concert de réactions à droite comme à gauche. Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il recevra le 24 mai les représentants des syndicats de policiers. Interrogé à propos des rassemblements contre la "haine anti-flics", à l'issue d'une "matinée de travail" de son parti sur l'Europe, le président des Républicains n'a pas souhaité réagir. Du côté du Front national, Marine Le Pen, a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qu'elle a accusé d'être "incapable de protéger les Français et les forces de l'ordre".


Le Parti socialiste a lui condamné mercredi dans un communiqué les incidents et violences qui se sont produits en marge du rassemblement de policiers à Paris. Une voiture de police a été incendiée mercredi dans la capitale, alors que deux policiers étaient à l'intérieur, en marge d'une manifestation de policiers, qui dénonçaient "la haine anti-flic".

"Le Parti socialiste condamne fermement ces actes et les insultes proférées à l'encontre des policiers, tout comme les violences et les incidents qui se sont multipliés ces dernières semaines en marge des manifestations contre la loi travail", lit-on dans le communiqué. La liberté de manifester "ne saurait être dévoyée par des individus dont le seul objectif est la destruction de biens et la violence", estime le PS, pour qui "les forces de l'ordre, chargées de la sécurité de tous les Français, ont un rôle essentiel et doivent être respectées". Le PS juge par ailleurs que "la droite a beau jeu de se prétendre aujourd'hui du côté des policiers après avoir supprimé près de 13.000 postes en dix ans".

 
68 commentaires - Comprenez vous le ras-le-bol des policiers?
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]