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Arnaud Montebourg doit-il se présenter en 2017?




Arnaud Montebourg doit-il se présenter en 2017?

Arnaud Montebourg a lancé un appel lundi 16 mai pour réconcilier "deux France", celle "qui va bien et celle qui va mal".

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Orange avec AFP, publié le mardi 17 mai 2016 à 07h00

- "Un grand projet alternatif pour la France". C'est ce que l'ancien ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, a proposé de construire lundi depuis le mont Beuvray (Saône-et-Loire).

Une déclaration qui apparaît comme le "premier pas d'une longue marche" vers la présidentielle, selon le mot d'un de ses proches. -

A un an de la présidentielle, Arnaud Montebourg a lancé un appel à tous les "Français qui souhaitent peser sur le destin de notre Nation et de notre continent". "Je vous propose de bâtir dans les mois qui viennent un grand projet alternatif. Alternatif aux appareils politiques et hors leur censure, et audacieux dans l'invention de notre futur. Alternatif à la pensée unique qui a fusionné la droite et la gauche, et créatif dans la recherche de solutions nouvelles", a-t-il précisé dans un discours d'une vingtaine de minutes, prononcé devant quelque 200 partisans. Sa compagne et ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, son ami le député Patrice Prat et plusieurs députés PS "frondeurs", dont Laurent Baumel, Philippe Baumel, et Christian Paul, leur chef de file étaient présents.

L'ancien ministre, qui se présente désormais comme un "entrepreneur" et un "citoyen libre", après avoir dû quitter le gouvernement en août 2014, a jugé "indispensable" que "la société civile (...), cette rivière souterraine (...) qu'on entend gronder sous nos pieds, surgisse enfin, se déverse comme une formidable intrusion dans le système politique" pour le changer. "Le système politique est devenu une grande machine à trahir, il en est définitivement épuisé (...) Les responsables politiques veulent réformer la société, je proposerais d'abord que la société réforme le système politique et les responsables politiques", a-t-il lancé.



"ÊTRE DE GAUCHE"

Un positionnement "hors système" qui n'a pas empêché Arnaud Montebourg de réaffirmer clairement son ancrage à gauche. "Je suis un homme de gauche", a-t-il proclamé, en se démarquant en creux de son successeur Emmanuel Macron, dont l'ombre de la candidature plane aussi sur 2017 et qui se dit "et de droite et de gauche". Et l'ancien ministre de développer, dans une longue anaphore en douze points, ce qu'est selon lui "être de gauche aujourd'hui". "Être de gauche, c'est considérer que le pouvoir politique doit être parfois supérieur au pouvoir économique. C'est vouloir faire prévaloir les décisions de la démocratie sur les excès de l'économie (...) C'est Roosevelt et Colbert", a-t-il notamment citant pêle-mêle dans son panthéon 24 figures plus ou moins illustres, du sociologue Pierre Bourdieu au pape François en passant par la militante altermondialiste Naomi Klein ou l'ancien président François Mitterrand.

"Ce projet devra affronter et traiter les problèmes que la classe dirigeante de droite et de gauche esquive depuis des décennies et apporter des solutions nouvelles (...) ce projet devra tenter de réconcilier, réunifier les deux France : la France qui va bien et la France qui va mal", a insisté l'ancien député de Saône-et-Loire dans son discours d'une demi-heure, sous un temps ensoleillé. "Chacune de ces deux France devra être entendue mais aucune des deux ne devra éviter des concessions à l'autre. Il s'agit de construire des compromis gagnants pour tous (...) Ce projet devra s'inspirer de certaines valeurs. Il ne niera certainement pas ce que nous sommes, nous qui sommes des hommes et des femmes de gauche", a-t-il ajouté.

"C'est le début d'une longue marche. Il faut partir de son point de départ et s'adresser à son camp, à ces Français qui ont le cœur à gauche et qui se sentent abandonnés", a décrypté auprès de l'AFP le lieutenant de Montebourg, le conseiller régional François Kalfon. Ce dernier a précisé qu'il y aurait "dans les prochains jours des précisions" sur la manière dont Arnaud Montebourg entend "interpeller les Français (site web, logo)". Dans son discours, il a donné des indications sur son calendrier : "Prenons le printemps et l'été pour le faire (construire le projet, NDLR)". Ensuite viendra le temps de "se décider sur les candidatures" - probablement à la faveur du traditionnel rendez-vous d'Arnaud Montebourg et de ses partisans à Frangy-en-Bresse, le 21 août.

Interrogé par la presse, l'ex-ministre a plaidé pour l'organisation d'une primaire à gauche : "Bien sûr qu'il faut une primaire. La primaire est l'outil par lequel les Français peuvent faire irruption dans un système complètement installé et figé (...) Deuxièmement elle permet de relégitimer un candidat de l'ensemble de la gauche (...) C'est l'airbag anti-21 avril". Il n'exclut au demeurant pas de se présenter hors de ce cadre, si les appareils partisans refusent d'organiser la primaire, selon ses proches.

 
43 commentaires - Arnaud Montebourg doit-il se présenter en 2017?
  • Oui, pour gêner Hollande !

  • on s'en fout totalement.
    C'est vraiment une question insignifiante..........sauf peut pour Closer.

  • Je le vois bien élu et reconstituer un gouvernement avec les mêmes incompétents de celui que nous avons....Les socialistes,je crois que nous en avons pris une indigestion pour pas mal d'années...Malheureusement nous sommes dans une connivence d'alternance qui risque de durer encore longtemps avec les politiques carriéristes que nous avons...Tant que nous n'aurons pas des hommes qui pensent au pays et à son origine faite de bravoure et de fierté ainsi que ses propres cultures ,nous allons sombrer dans un chaos,, comme ces pays on nous sommes intervenus en suivant les américains ...Afganistan irak ..etc etc....

  • Je m'en fiche. Je m'en fous. Je m'en contrefous!
    Mais il est beau gosse -- ça nous change de l'actuel locataire du château! -- et il m'amuse bien!

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