Interrogé par France Inter sur cette proposition du président-candidat - allègement des charges sur les bas salaires en supprimant la prime pour l'emploi - le candidat a assuré: "nous sommes dans une campagne électorale. Les promesses peuvent se faire, elles ne peuvent pas être des tours de passe-passe, des mystifications et hier, c'était une mystification".
On dit "à des salariés qui gagnent 1.000, 1.200, 1.400 euros qu'ils vont gagner 1.000 euros en plus ", a fait valoir le député de Corrèze. "Ce qu'on ne dit pas - et c'est là la mystification et le tour de passe-passe - c'est que ces mêmes salariés vont perdre la prime pour l'emploi".
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"J'ai fait les calculs: trois euros, vont avoir les salariés concernés. Trois euros par mois en plus", a-t-il assuré. "Qui vont être les perdants de cette affaire ? Les familles, puisque la prime pour l'emploi est une prime calculée par rapport à la famille". "C'est une forme de mensonge de candidat", a insisté M. Hollande qui a encore parlé de "promesse fallacieuse".
Quant à la suppression des retraites-chapeau, proposée par le président sortant, François Hollande s'est exclamé: "on croit rêver, on se pince !" "Pendant cinq ans, les retraites-chapeau ont augmenté, ont été distribuées" et "là, en fin de mandat, il viendrait nous dire : +ah, quand même, ce n'est pas juste+?"
M. Hollande a évoqué le cas de Henri Proglio, le PDG de EDF, qui "vient de toucher sa retraite-chapeau". "Qu'a dit le président de la République ? Il l'a amené dans son avion. Lui a-t-il dit quoi que ce soit sur sa retraite-chapeau?", a-t-il demandé.
