CARTE D'IDENTITE
Née le 8 août 1950 à Paris. Fille de Jacques Delors, ancien ministre et président de la Commission européenne. De sa mère, basque d'origine, elle assure avoir reçu son fort caractère.
Diplômée de Sciences Po, ENA (promotion Léon Blum).
Mariée en secondes noces à l'avocat lillois Jean-Louis Brochen. Une fille.
PARCOURS
Entame une carrière de haut fonctionnaire au ministère du Travail en 1975. Au début des années 80, contribue à l'élaboration des lois Auroux et de l'ordonnance sur les 39 heures. En 1983, est chargée de mission au cabinet du ministre des Affaires sociales Pierre Bérégovoy puis, de 1984 à 1987, directrice des relations du travail à ce ministère.
- voir (0)
- lire (0)
Promue en 1987 maître des requêtes au Conseil d'Etat. Préside durant deux ans diverses commissions pour mettre en oeuvre de l'espace social européen. Rejoint en 1989 Pechiney, groupe qu'elle quitte en 1991 pour prendre en charge le portefeuille du Travail, Emploi et Formation professionnelle dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy (1991-1993).
De 1993 à 1997, préside la Fondation Agir contre l'exclusion (FACE), dont elle est fondatrice.
Membre du conseil national du PS depuis 1994, elle est élue en 1997 députée du Nord, mandat qu'elle abandonne pour entrer dans le gouvernement Jospin: numéro deux du gouvernement, ministre de l'Emploi et de la Solidarité où elle met en place les 35 heures.
Appelée à Lille en 1995 par le maire et ex-Premier ministre Pierre Mauroy en vue de lui succéder, elle emporte la mairie en 2001. Battue aux législatives de 2002. Ne se porte pas candidate en 2007. En 2008, réélue maire par plus de 65% des voix et élue première secrétaire du PS, battant Ségolène Royal, après une lutte âpre et pleine de controverses.
Nommée conseillère d'Etat en 2006.
Liée à Dominique Strauss-Kahn par un "pacte" - selon le terme de DSK, qu'elle récuse - elle n'entre que six mois après François Hollande dans la campagne des primaires. Au second tour, elle obtient 43,43% des suffrages. Le soir même du second tour, elle salue la victoire de M. Hollande et annnonce qu'elle retrouve ses fonctions de première secrétaire du PS.
Européenne convaincue, veut incarner une gauche responsable tout en restant fière de ses traditions, au risque de s'exposer à la critique d'"archaïsme". Poursuit depuis trois ans un patient travail de rénovation du parti. Plait à la gauche du PS. Souhaite le retour à un déficit inférieur à 3 % du PIB d'ici à 2013, notamment en affectant la moitié des marges de manoeuvre au désendettement du pays et en instaurant une importante réforme de la fiscalité.
Préconise une augmentation de 30 à 50% du budget de la culture et propose, contre ce qu'elle appelle le "fiasco" sécuritaire du gouvernement, de "rétablir les 10.700 policiers et gendarmes perdus" depuis 2007. Sur le pouvoir d'achat, propose l'encadrement des loyers dans les zones de spéculations, veut "mettre fin au scandale des crédits revolving", "refonder l'école", "taxer les transactions financières", "interdire les paradis fiscaux".








