Vote de confiance: les députés communistes voteront contre

Vote de confiance: les députés communistes voteront contre

Le député communiste de Seine-Maritime Sébastien Jumel, le 21 juin 2017 à Paris

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AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 13h08

Les députés communistes ne voteront pas la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, a annoncé mardi l'un des élus du groupe parlementaire, à quelques heures du discours de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée.

"Soyez convaincus que le groupe des députés communistes va voter contre la confiance du gouvernement", a assuré le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, à l'Assemblée nationale. 

Pour justifier cette décision, l'élu du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) a invoqué entre autres les récentes déclarations polémiques d'Emmanuel Macron: "un président de la République qui nous dit +la vie c'est comme un hall de gare et il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien+, confond être et avoir", a-t-il dénoncé.

"Il est dans l'humiliation de classe, un peu celle qui avait eu lieu avec les sans-dents ou les illettrés de chez Gad. Et ça, ça nous remue le ventre, et ça remue les tripes de nos territoires respectifs", a-t-il encore ajouté.

Autre grief des députés communistes, tant sur la forme que sur le fond, le projet de loi de réforme du code du Travail par ordonnances : "Lorsque l'on profite de l'été pour passer par ordonnance un texte de cette nature, alors qu'il y a deux mois encore le Premier ministre Edouard Philippe -que je connais bien parce qu'il vient de ma région- indiquait qu'il n'était pas un adepte des ordonnances, (...) et que le débat parlementaire devait se dérouler, il y a des contradictions qu'il faudra assumer", a encore prévenu M. Jumel.

"C'est même pas un chèque en blanc qu'on nous demande, on nous demande la carte de crédit avec le code, et ça, ça ne passera pas", a fustigé le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville, dénonçant un texte "qui va étendre le champ dans lequel on va pouvoir s'arranger et dans lequel les employeurs vont pouvoir dicter leurs conditions aux salariés".

Le groupe GDR est constitué de 12 députés communistes et de leurs quatre alliés ultramarins non PCF, que les députés métropolitains devaient encore rencontrer lors d'une réunion de groupe mardi midi.

 
26 commentaires - Vote de confiance: les députés communistes voteront contre
  • Que de haines recuites envers des Députés, qui avec d'autres, vont manifester leur opposition aux mauvais coups portés contre les salariés, les chômeurs, les stagiaires,...Encore des cadeaux en pure perte à un patronat qui avait promis 1 million d'emplois, et qui n'a pas tenu sa promesse sous Hollande. Il faut dire que Hollande n'a pas tenu la sienne quant à la finance...
    La casse commencée, avec morgue et mépris, sous Hollande, Valls, Macron, Gattaz, va continuer et s'amplifier. Attendez vous à ce que les "RIENS" et les " RIENNES " descendent dans la rue. Non à Uberland! Non à la casse des métiers! Non à la régression! A gauche toute, la vraie. Pas celle des accompagnateurs du libéralisme et de la finance.

  • Entre le dictat des patrons du XIX siècle et le dictat des salariés du XXI siècle, il y a un juste milieu. Aujourd'hui la Loi est beaucoup trop favorable aux salariés. Il faut retrouver un juste équilibre et notamment que le salarié est des devoirs et non pas que des droits. Il faut réformer les prud'hommes parce que les salariés attaquent pour un oui ou un non et les juges prud'homaux sont partiaux. Il faut un Code du travail plus souple t surtout moins ambigü. Et surtout il faut remettre de la justice pour tous et tout le monde. Il faut refonder les conventions collectives et avoir les mêmes échelles de valeur quelque soit le secteur d'activité.

  • on ne vous demande pas de voter contre mais d agir

  • ah ! la très bonne nouvelle, sans cela on aurait pu croire qu'on allait être foutu ...

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