23/02/2012 à 07:13

Villepin pense que Sarkozy "va perdre" et écarte tout "ralliement"

Dominique de Villepin estime que Nicolas Sarkozy "va perdre" en mai prochain et écarte tout "ralliement", qui ne fait "pas partie de son programme et encore moins de son tempérament", dans une interview accordée à VSD à paraître jeudi.

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Photographe : Fred Dufour :: L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le 28 janvier 2012 lors d'un congrès près de Paris photo : Fred Dufour, AFP

L'ancien Premier ministre, dont les relations avec le président sortant sont difficiles depuis l'affaire Clearstream, explique dans l'hebdomadaire que "ce qui manque dans la candidature" du chef de l'Etat, "c'est un examen lucide de ce qui a marché et pas marché dans son quinquennat".

"Aujourd'hui, je pense qu'il va perdre", lance M. de Villepin. "Je ne dis pas qu'il ne peut pas être réélu mais le combat ne se présente pas bien", ajoute-t-il.

Concernant un éventuel ralliement à M. Sarkozy, à l'image de Christine Boutin et Hervé Morin, l'ex-Premier ministre rétorque: "Le ralliement ne fait pas partie de mon programme, et encore moins de mon tempérament". "Ce sera sans moi", précise-t-il, se disant "pas convaincu" par "l'ambition affichée - la France forte - par Nicolas Sarkozy".

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Selon lui, "depuis cinq ans, la France est non seulement affaiblie mais elle est divisée". "Pourtant, je n'ai jamais cessé de dire au président ce que je croyais être bon pour la France", explique-t-il, ajoutant: "S'il m'avait écouté, le gouvernement n'en serait pas là".

M. de Villepin ne croit pas non plus en Nicolas Sarkozy "candidat du peuple" contre les "élites". "Vouloir gouverner par et pour le peuple, c'est tout sauf crédible dans sa bouche", ironise M. de Villepin.

Il confie avoir "l'impression" que le président-candidat "n'y croit plus beaucoup". "On sent chez lui comme une forme de résignation, comme s'il n'avait pas d'autre possibilité que d'être candidat", juge-t-il, notant aussi qu'il n'avait pas senti de "plaisir" lors de la déclaration de candidature de M. Sarkozy.

Interrogé sur les promesses de parrainages, M. de Villepin répond: "Je me bats pour ça et je profite de vos colonnes pour m'adresser à tous les maires de France et leur dire +J'ai besoin de vous+". Il concède juste en avoir "un certain nombre".

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