VIDÉO - Loi Travail : le meeting Valls-Cambadélis sous haute sécurité face aux manifestations

VIDÉO - Loi Travail : le meeting Valls-Cambadélis sous haute sécurité face aux manifestations

Manuel Valls ainsi le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis étaient en meeting le 8 juin aux Salons de l'Aveyron à Paris.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 08 juin 2016 à 22h15

- Des centaines de manifestants anti-loi Travail attendaient le Premier ministre et le patron du PS près des Salons de l'Aveyron, à Paris, avant un meeting en faveur du texte porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri mercredi soir. -

Les semaines passent et la loi Travail est toujours aussi contestée.

Afin de "mobiliser" la majorité des socialistes en faveur du projet de loi El Khomri, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis avait organisé mercredi 8 juin un meeting intitulé "Loi Travail : face aux régressions de la droite sénatoriale, défendons le progrès social". L'objectif : "redonner du clivage gauche-droite en disant à notre électorat 'regardez ce qu'il se passe au Sénat (à majorité à droite, NDLR) et comparez avec nous" confiait le patron du PS au Monde.

Un rendez-vous qui réunissait Manuel Valls, la ministre du Travail, Myriam El Khomri et le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll aux Salons de l'Aveyron, dans le 12e arrondissement de Paris, devant quelque cinq cents personnes, dont 60 parlementaires PS.

DES "RÉFORMISTES" DÉTERMINÉS

Face à eux, les ministres se sont attachés à défendre le projet de loi si controversé, tout en critiquant l'opposition de droite. "Il faut rappeler ce que nous sommes, et que nous sommes fiers de ce que nous faisons" a répété Stéphane Le Foll, tandis que la ministre du Travail a assuré que ce "texte est bon pour les personnes les plus fragiles, les femmes, les jeunes et les personnes les moins qualifiées de notre pays", et qu'en tant que "réformistes", le gouvernement "n'(avait) pas à abandonner (son) ambition".

"La France va mieux dans les chiffres, elle ne va pas encore mieux dans les têtes" a de son côté martelé Jean-Christophe Cambadélis, arguant que "ce meeting était nécessaire pour souligner combien le chemin de la gauche constructive différait de la droite destructive".

VALLS "EN A ASSEZ" DES "PROCÈS DE LA GAUCHE"
"J'assume cette loi non par entêtement mais parce qu'elle agit en faveur des Français" a quant à lui assuré le Premier ministre.


La droite n'était pas la seule mise en cause. Le Premier ministre a exprimé sa frustration face aux "procès en trahison de la gauche", et défendu sa voie entre "les méthodes régressives"de la droite et "le statu quo" de la gauche de la gauche. "Ils ne font que nous affaiblir collectivement" a-t-il déploré.

MANIFESTATIONS

Ont-ils convaincus les militants ? En tous cas, certains Français comptaient bien leur faire comprendre une nouvelle fois leur opposition à la loi Travail. Tous les accès à ce meeting de "mobilisation" étaient bouclés dans la soirée par d'importantes forces de l'ordre à cause de manifestants. De deux cents à trois cents manifestants hostiles au projet de loi s'étaient rassemblés à la sortie du métro cour Saint Émilion, non loin des Salons de l'Aveyron.

Un groupe de 50-100 personnes a tenté, dans une ambiance tendue, de forcer le cordon de CRS et leurs camionnettes qui filtraient le passage. Des œufs ont été projetés contre les CRS, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes."Tout le monde déteste le PS", scandaient auparavant les protestataires, au milieu des bannières à l'effigie de la CGT et du Front de gauche. La CGT a protesté d'ailleurs dans la soirée parce qu'elle a été maintenue à distance.

Quelques banderoles proclamaient : "François, si ton bras gauche te gêne coupe-le" ou encore "le progrès social selon le PS = progrès libéral plus régression sociale". Une autre affichait "1936, Front populaire, 2016, affront populaire", tandis que d'autres manifestants lançaient des slogans "antifascistes" ou anti-capitalistes. Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait appelé à se joindre à cette manifestation de protestation.

S'exprimant devant l'entrée du bâtiment où se tenait le meeting, le sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne, co-rapporteur du projet de loi au Sénat, a accusé le PS devant la presse de vouloir avec ce rassemblement "essayer de refaire une unité qui n'existe plus au niveau (du parti) sur le dos de la droite". "Ça, c'est la veste retournée de Manuel Valls qui fait aujourd'hui ce qu'il ne voulait pas faire hier", a-t-il lancé en brandissant un blouson à l'envers. Les Français "sont assez adultes pour comprendre que dans le contexte actuel, il y a un certain nombre de réformes à mener et qu'il faut les regarder lucidement, courageusement", a poursuivi le sénateur, alors que le Sénat examine en séance la loi travail à partir de lundi.

TRAFIC INTERROMPU GARE DE LYON

Les manifestants se sont éloignés sans incident peu avant 20h. Néanmoins, un peu avant 20h30, le trafic a été interrompu sur toutes les lignes au départ et l'arrivée à Gare de Lyon, située non loin de là, selon un porte-parole de la SNCF.

"Entre 200 et 300 personnes" sont entrées sur les voies "au niveau de la gare de Bercy", a-t-il précisé, soulignant qu'il ne s'agissait "pas de cheminots". "Ils ont traversé les voies", a confirmé une source policière, ajoutant que les manifestants "sont vite repartis et ont été dispersés par petits groupes". Le trafic ferroviaire a ensuite repris progressivement à partir de 21h, selon le porte-parole.
 
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