Terrorisme : "Ce sera eux ou nous", menace Nicolas Sarkozy

Terrorisme :

Nicolas Sarkozy, le 9 juillet 2016

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Orange avec AFP, publié le dimanche 17 juillet 2016 à 21h11

Trois jours après l'attentat sanglant perpétré à Nice sur la Promenade des Anglais le soir du 14 juillet, l'ex-chef de l'État s'est montré particulièrement offensif au JT de 20h de TF1, ce dimanche. Rappelant une situation qu'il qualifie de "guerre totale" en France, Nicolas Sarkozy a vertement critiqué l'action du gouvernement, qu'il estime insuffisante.

Le président des Républicains a déclaré que "tout ce qui aurait dû être fait depuis dix-huit mois ne l'a pas été".

Pour lui, la lutte contre le terrorisme est "une question de détermination", dans un combat qui va durer "plusieurs années" car "ça va être long". "Je sais parfaitement que le risque zéro n'existe pas", a t-il admis avant de tenir des propos offensifs. "Nous sommes en guerre, une guerre totale. Nos ennemis n'ont pas de tabous, pas de frontières, pas de principes. Donc, je vais employer des mots forts: ça sera eux ou nous", a-t-il lancé à propos de la menace jihadiste.

MOINS DE POLICIERS SOUS LE QUINQUENNAT SARKOZY ? "C'ETAIT UN TOUT AUTRE CONTEXTE"

L'ancien président de la République a regretté la mise en place tardive de mesures "qui auraient dû être entreprises" plus tôt, comme le durcissement des sanctions en cas de consultation de sites jihadistes, "voté en juin et qui entrera peut-être en vigueur en octobre". Il a également déploré l'arrêt des perquisitions administratives de nuit, selon lui "depuis le mois d'avril".

Interrogé sur les baisses d'effectifs dans la police sous son quinquennat, l'ex-chef de l'Etat s'est défendu en expliquant que "c'était un tout autre contexte", arguant notamment que la menace terroriste ayant découlé de la guerre en Syrie, avec le développement du groupe Etat islamique, n'était pas de la même ampleur à l'époque. "C'est pas seulement une question d'effectifs, c'est une question de détermination", ajoute t-il.

"QUE LA MAIN NE TREMBLE PAS"

Critique à l'égard de François Hollande, il s'est également montré sceptique à l'égard de la déclaration de Bernard Cazeneuve, qui a appelé"tous les Français patriotes qui le souhaitent" à rejoindre la réserve opérationnelle. Les préfets peuvent puiser "dès à présent", "en fonction des événements et des lieux à sécuriser", dans "une ressource rapidement mobilisable" de 12.000 volontaires, 9.000 de la gendarmerie nationale, 3.000 dans la police, pour épauler les forces de sécurité, avait précisé samedi le ministre de l'Intérieur. "Il n'y a personne qui pense qu'on peut résoudre le problème du terrorisme avec ça" répond Nicolas Sarkozy.


"Nous sommes la France! La France ne peut pas laisser ses enfants se faire assassiner" a t-il encore asséné, déclarant que "la force de la démocratie n'est pas les commémorations." "La guerre est totale. Il faut qu'on change certains principes, et que la main ne tremble pas".

Sur la question d'une intervention militaire au sol en Syrie, Nicolas Sarkozy s'y montre favorable mais ne souhaite pas impliquer des troupes françaises, préférant rappeler le rôle des pays voisins.

 
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