Soupçons de comptabilité occulte et d'emplois fictifs dans le groupe UMP au Sénat

Soupçons de comptabilité occulte et d'emplois fictifs dans le groupe UMP au Sénat

Le groupe UMP au Sénat aurait mis en place un système d'emplois fictifs et une comptabilité occulte entre 2002 et 2014. (photo d'illustration)

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le dimanche 12 mars 2017 à 16h25

C'est un dossier ouvert depuis 2012 et qui connaît aujourd'hui un coup d'accélérateur. Le juge René Cros, en charge d'une enquête sur la comptabilité du groupe UMP au Sénat dans laquelle six personnes sont déjà mises en examen, devrait bientôt convoquer de nouveaux parlementaires, révèle dimanche 12 mars le Journal du Dimanche (JDD).

Le groupe UMP, l'ancien nom du parti Les Républicains, avait mis en place une comptabilité occulte et une système d'emplois fictifs au Sénat entre 2002 et 2014.



Les enquêteurs s'intéressent particulièrement à des mouvements de fonds suspects entre le groupe UMP et l'association l'Union des Républicains au Sénat (URS). Certaines de ces sommes en liquide étaient attribuées, à la demande du président du Sénat Gérard Larcher, à des sénateurs pour les aider à "faire reconduire la majorité sénatoriale", a déclaré vendredi 10 mars au juge un ancien collaborateur de M. Larcher, François Thual. Le président du Sénat assure au JDD "tout ignorer" de cette demande supposée.

SIX PERSONNES DÉJÀ MISES EN EXAMEN

Dans ce dossier, six personnes sont déjà mises en examen pour détournement de fonds publics et recel, dont les sénateurs Jean-Claude Carle, ex-trésorier du groupe UMP au Sénat et Henri de Raincourt, ex-président du groupe.

Le Journal du Dimanche évoque également un "système d'emplois fictifs" d'assistants parlementaires qui permettait aux sénateurs de récupérer une partie des salaires. En effet, les parlementaires, avec leur enveloppe destinée à payer leurs assistants, rémunéraient en fait des personnes qu'ils mettaient à disposition du groupe. "Puis, l'UMP reversait en sous-main à ces sénateurs une partie des salaires de leurs collaborateurs détachés", explique le JDD. Ce système aurait permis au groupe UMP de récupérer environ 100.000 euros mensuels pendant près de 12 ans, soit environ 15 millions d'euros au total. Selon l'hebdomadaire, une dizaine de sénateurs sont concernés, comme Hubert Falco, sénateur du Var ou Isabelle Debré, élue des Hauts-de-Seine. En janvier, Mediapart et le JDD avait évoqué les 21.000 euros qu'aurait touché François Fillon par l'intermédiaire de ce système.
 
69 commentaires - Soupçons de comptabilité occulte et d'emplois fictifs dans le groupe UMP au Sénat
  • Connu depuis 2012 et ressorti avant les élections, vous n'allez pas me dire que la justice français n'adhère à aucun parti politique et sur les gauchos, rien à redire, comme c'est bizarre,

    Bien sur qu’il y a des choses à dire sur les parlementaires de gauches.
    Article de Médiapart repris et complété par Challenges :
    « Tout l’échiquier politique est concerné par cette pratique.
    Par exemple : le député communiste Patrice Carvalho, le député UDI Jean Christophe Lagarde, le député FN Gilbert Collard, ou encore le député PS Claude Bartolone qui lui fait dans la subtilité puisqu’il dit : « Je n’ai pas embauché ma femme, j’ai épousé ma collaboratrice ».
    Ce n’est que 4 exemples parmi tant d’autres, puisqu’il est recensé actuellement 52 épouses, 28 fils et 32 filles qui travaillent comme assistants parlementaires, sachant qu’il y a 577 députés et 348 sénateurs, il y a donc 12% des parlementaires qui emploient un membre de leur famille.
    Mais il y a pire, comme le rappelle Sophie Waldteufel, qui affirme que le code du travail est allègrement bafoué, elle dit : « les heures supplémentaires ne sont jamais payées, le travail de nuit n’est absolument pas reconnu et les contrats de travail sont souvent imprécis », elle est l’assistante du député PS Pierre Alain Muet.
    Ces travers pourraient conduire à une multitude de contentieux mais rare sont ceux qui osent porter l’affaire en justice.
    L’assistante de la députée PS Christiane Taubira, Sylvia Edom a fini par obtenir aux prud’hommes, la condamnation de l’ancienne Garde des Sceaux pour licenciement injustifié et a obtenu 5.300 € de réparation.
    Les 2 ex-attachés parlementaires de l’ancienne députée PS Ségolène Royal, ont également obtenu après un très long combat judiciaire, sa condamnation en cassation.
    L’ex sénateur socialiste Roland Povinelli a été placé en examen en juin 2015 pour détournement de fond public. Il avait assuré un emploi fictif et sur-rémunéré à sa belle fille esthéticienne pour 4.000 € nets par mois ».
    Pour aller dans le sens de votre propos, j’ai conservé uniquement ce qui est à charge de la gauche, mais il y a exactement la même chose dans tous les partis, tous sans aucune exception.

  • le Sènat : à supprimer voila des économies à faire.

  • c est bizarre, la photo a été changé!

  • Oh les vilains représentants de droite ; Oh les saints de gauche !!!!!
    Et Thévenoux toujours député ? Et Baupin toujours député
    Et Cahuzac toujours rénuméré et à combien s élève la prime de licenciement qu il a touchée? non imposable

  • Que se soit la droite ou le FN, ils en ont rien à faire puisqu'une majorité ne vote pas et qu'il y a suffisament d'imbéciles qui voteront pour eux

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]