Saint-Malo : trois jeunes blessés lors de l'évacuation de leur collège

Saint-Malo : trois jeunes blessés lors de l'évacuation de leur collège

Un policier le 13 janvier 2014 à Sarcelles (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le jeudi 02 juin 2016 à 19h15

La police est intervenue ce jeudi pour rouvrir la grille du collège Surcouf, cadenassée pour protester contre sa fermeture.

Le Conseil départemental d'Ille-et-Vilaine a décidé mardi la fermeture à la rentrée 2017 du collège Surcouf, l'un des quatre collèges publics de Saint-Malo, où sont scolarisés 250 élèves. Contre cette décision, des parents d'élèves, enseignants et collégiens avaient investi tôt ce jeudi matin 2 juin la cour de l'établissement.

Selon Ouest-France, vers 7h30, une quarantaine de personnes étaient massés devant l'entrée, bloquant les grilles et empêchant la tenue des cours. Les contestataires avaient déployé des banderoles et distribué des viennoiseries, tout en scandant des slogans.

Alors que les grilles étaient cadenassées à l'arrivée du principal, l'inspecteur d'Académie Christian Willhelm a demandé à ce que les "portes puissent ouvertes pour que le collège fonctionne normalement (...) les forces de l'ordre ont ouvert les portes" en cours de matinée a expliqué à l'AFP ce dernier. L'évacuation, très ferme aux dires de France 3 Bretagne, ne s'est pas déroulée dans le calme, loin de là : l'intervention d'une douzaine de policiers de la police nationale, a suscité des bousculades. De nombreux enfants étaient en pleurs.

Constat : des élèves ont été blessés, onze ont été vus par des pompiers et trois ont été emmenés à l'hôpital, légèrement blessés. Les élèves blessés sont "un de 6e et deux de 3e", selon l'inspecteur d'Académie. Après cette intervention musclée, le directeur de l'établissement a du demander la mise en place d'une cellule psychologique rapporte Le Télégramme. "C'est du mépris total", "la honte" pouvait-on entendre chez les parents d'élèves et les professeurs. "Ce qui me choque, c'est l'attitude méprisante et irresponsable des policiers qui sont partis avant l'arrivée des pompiers alors qu'ils savaient qu'il y avait des blessés", s'insurge auprès du journal local un autre parent d'élèves.


UNE INTERVENTION CONTESTÉE

L'affaire a été remontée au niveau du Ministère de l'Éducation nationale selon Le Télégramme. François-Philippe Lecoulant, secrétaire général de la CGT Bretagne s'est offusqué en constatant "pour la première fois de la violence contre les enfants". De son côté, Gwénaël Le Paih, secrétaire général du SNES-FSU Bretagne a mis en cause le recteur qui "a refusé tout dialogue et n'a pas eu un mot pour les parents ni pour les collégiens blessés".

Le recteur a réagi en fin de journée, à travers un communiqué. Se disant ému par les conséquences de cette évacuation, il a assuré que "l'académie de Rennes se montrera extrêmement attentive au maintien des bonnes conditions d'enseignement faites aux élèves du secteur d'affectation du collège Robert Surcouf à Saint-Malo au moment de sa fermeture en 2017".

Le maire de Saint-Malo, Claude Renoult (DVD), a fait savoir dans un communiqué avoir "immédiatement contacté le Préfet afin de déplorer cet état de fait et demander des explications sur cette intervention sans concertation préalable avec le maire de la commune". "Le maire demande les justifications de l'intervention des forces de l'ordre", indique encore le communiqué. Contacté par l'AFP, le Conseil départemental (à majorité PS) a également déploré cette intervention. "On ne peut que regretter ce qui s'est passé ce matin, la manière de faire. C'est extrêmement malheureux", a déclaré Franck Pichot, vice-président en charge de l'Éducation et de la jeunesse". 

 
189 commentaires - Saint-Malo : trois jeunes blessés lors de l'évacuation de leur collège
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    Caton_lancien  (privé) -

    Un élève de 6e blessé donc un enfant d'une dizaine d'année mis en avant par une quarantaine de personnes .... dont combien d'adultes ?

  • Ou est la violence sur la vidéo ? Quelques gamins poussés sans brutalité par les policiers parc que les parents les avez mis devant eux. Et cette prof qui se dit choquée ? A l'école lorsque nous avions encore des enseignants qui tenaient la route, j'ai pris des coups de règles sur les doigt, des baffes et des sacrés. Là, mes parents auraient pu déposer plainte. C'était une autre époque

    Il faudrait savoir une fois pour toutes si c'est aux personnes chargées du maintien de l'ordre de reculer devant des manifestants quand elles ont reçu l'ordre de dégager un endroit. Si la population ne recule pas devant les forces de l'ordre dûment mandatées pour cela, elles s'expose naturellement à un affrontement ; tout le reste n'est que que littérature. Il semblerait malgré tout que les coups reçus par les contestataires en herbe n'aient entraîné aucune lésion grave ce qui laisse supposer que la brutalité suggérée était somme toute plus modérée que l'on voudrait nous faire croire. Les cris d'orfraie contre les violences policières deviennent un habitude.

  • et on dit bravo la police !

  • vous avez dit violences policieres . le prefet doit démissionner !.Il est inadmissible de faire evacuer avec force une ecole occupée par des parents d eleves et des eleves ! .

  • Première leçon d'éducation civique:

    "Force doit rester à la loi"...

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