S'il est élu, Carvounas ne votera pas la confiance au Premier ministre

S'il est élu, Carvounas ne votera pas la confiance au Premier ministre

Le sénateur-maire d'Alfortville, Luc Carvounas, candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne, le 21 novembre 2016 à Alfortville.

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AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 20h22

Luc Carvounas, candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne, ne votera pas la confiance au Premier ministre s'il est élu dimanche, a-t-il dit jeudi à l'AFP.

"Si je suis élu, je ne voterai pas la confiance à Edouard Philippe", chef du gouvernement issu de LR, a affirmé le sénateur, pour qui cette question sera déterminante dans la constitution des groupes dans la prochaine Assemblée nationale où la République en marche devrait avoir une très large majorité.

Le "premier appel" qu'il lancera dimanche s'il l'emporte sera de "proposer à tous les élus de gauche de siéger dans un même groupe ou un intergroupe", a dit l'ancien lieutenant de Manuel Valls.

M. Carvounas pourrait-il siéger avec des députés de La France insoumise? "Oui, s'ils souhaitent siéger avec nous", a-t-il répondu.

Le sénateur-maire d'Alfortville a par ailleurs condamné les propos de Ségolène Royal, qui a affirmé mardi qu'elle avait voté pour la candidate de la République en Marche dans les Deux-Sèvres, contre la socialiste Delphine Batho, qui fut pourtant une de ses proches. "C'est un scandale", a-t-il dit.

A l'unisson de M. Carvounas, l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg François Kalfon a estimé jeudi dans Paris Match que le PS devait être "résolument dans l'opposition".

"Est socialiste celui qui ne votera pas la confiance à ce gouvernement le 4 juillet prochain à l'Assemblée nationale. C'est un acte d'opposition franc à Emmanuel Macron et à la loi travail. A la rentrée, la place du PS est d'être au côté des salariés dans les éventuelles mobilisations contre cette bombe sociale", a-t-il affirmé.

Il a aussi souhaité la mise en place d'une direction collégiale rassemblant toutes les familles du PS, et la vente du siège du parti, rue de Solférino. "C'est une nécessité économique: la défaite aux élections législatives nous coûte cher. Mais c'est aussi une obligation morale: la gauche ne peut pas continuer à être dirigée depuis le VIIe arrondissement de Paris", a-t-il dit.

Signe que le futur vote de confiance pourrait marquer une nouvelle ligne de fracture entre les socialistes, Najat Vallaud-Belkacem a répondu pour sa part mercredi que, si elle était élue députée du Rhône, elle donnerait sa chance au gouvernement Philippe mais resterait vigilante.

"Je ne passerai pas mon temps à mettre des bâtons dans les roues du gouvernement actuel", a dit l'ancienne ministre, largement devancée au premier tour par son rival REM Bruno Bonnell dans la 6e circonscription, de tradition socialiste.

 
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