Quartiers populaires : ce que propose Macron

Quartiers populaires : ce que propose Macron

Emmanuel Macron à Tourcoing, le 14 novembre 2017.

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Orange avec AFP, publié le mardi 14 novembre 2017 à 20h29

POLITIQUE DE LA VILLE. Emmanuel Macron a appelé mardi à une "mobilisation nationale" pour les quartiers en difficulté, en affirmant que l'ensemble de sa politique économique et sociale était "bonne" pour les milieux défavorisés.

"Avoir une ville, une vie, belles, ce n'est pas un luxe, ça ne doit pas être réservé aux plus fortunés", a clamé mardi 14 novembre à Tourcoing (Nord) le président de la République lors de son premier discours sur la politique de la Ville. Il a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo, père de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), qui s'est dit prêt à contribuer à cette mobilisation.

Le chef de l'État a appelé à une "mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers". "C'est une mobilisation de toute la nation qui seule peut répondre au défi immense de la politique de la ville", a-t-il ajouté. Voici ce qu'il propose :



• Le retour des "emplois francs"

Les "emplois francs", qui offrent une prime aux entreprises qui embauchent les habitants des quartiers populaires, seront expérimentés l'an prochain dans sept agglomérations : quatre zones intercommunales de Seine-Saint-Denis, le Val de France (Sarcelles, Villiers-le-Bel), Grand Paris sud (dont Grigny et Evry), Marseille, Lille, Angers et Cergy-Pontoise, a annoncé l'Élysée.

Les emplois francs sont "le pendant indispensable de la lutte contre la discrimination", a commenté Emmanuel Macron, rappelant que cela "a été plusieurs fois tenté et a échoué" en raison de "trop de critères et de contraintes".

L'expérimentation permettra l'embauche de 12.000 à 25.000 personnes en emplois francs l'an prochain, selon l'Élysée. Une entreprise ou association bénéficiera d'une prime de 15.000 euros sur 3 ans pour l'embauche en CDI et 5.000 euros sur 2 ans pour un CDD de plus de 6 mois attribué à un demandeur d'emploi de ces quartiers.

Les "emplois francs" expérimentés pendant le quinquennat Hollande avaient été abandonnés en 2014. Alors que le gouvernement avait initialement prévu de financer 10.000 emplois sur trois ans, seuls 250 avaient été signés en raison de critères trop rigides.

• Le "name and shame" pour lutter contre les discriminations à l'embauche

À l'heure actuelle, 17% des habitants de quartiers pauvres se déclarent victimes de discrimination en raison de leur origine. Il faut "traquer les employeurs qui ne respectent pas ce qui est dans la loi qui interdit la discrimination à l'embauche comme à la promotion" et "pénaliser les entreprises qui ont recours à ces pratiques", a déclaré mardi le président de la République. Il a annoncé des enquêtes "pour traquer ceux qui ne respectent pas ce qui est dans la loi, qui est dans notre code du Travail, qui interdit la discrimination à l'embauche".

Il veut par ailleurs étendre les mesures de "testing" des entreprises privées lancées par le ministère du Travail sous François Hollande. Cela consiste par exemple à envoyer deux CV identiques, si ce n'est sur le critère potentiellement discriminant : âge, sexe, nom de famille, adresse. Emmanuel Macron souhaite rendre public le nom des entreprises "les plus délinquantes", sur le principe du "name and shame" ou "nommer et blâmer".

• Des contrats aidés en priorité pour les quartiers

Le chef de l'État a tenté de rassurer en expliquant que les emplois aidés seraient maintenus à hauteur de 200.000 et prioritairement dévolus aux quartiers populaires. Il s'est emporté contre ceux qui critiquent la suppression massive de ce type de contrat. "Que ceux qui les défendent les prennent ! Ils n'en voudraient pas pour eux-mêmes !".

• Sur la radicalisation

Emmanuel Macron a estimé mardi que la "radicalisation s'est installée parce que la République a démissionné" dans "nombre de nos territoires en difficulté", promettant "une quinzaine de plans de lutte contre la radicalisation" d'ici au début de l'année 2018.

• Les budgets pérénnisés

Dans un contexte budgétaire tendu, le président a affirmé que "personne ne perdra, dans les communes concernées par la politique de la Ville, le moindre crédit sur 2018". Il y aura "maintien de tous les engagements" et "les quelques collectivités qui auraient pu perdre au changement de périmètre en cours" seront "compensées", a déclaré le président de la République.

• Renforcement des services publics

Le chef de l'État a annoncé vouloir renforcer les services publics de proximité et notamment La Poste. Les maisons de santé devraient aussi voir leur nombre doubler.

• Police de sécurité du quotidien

Emmanuel Macron a précisé que la police de sécurité du quotidien, nouvelle mouture de la police de proximité, sera affectée essentiellement dans les quartiers difficiles. "Sur les 10.000 créations d'emplois dans la police et la gendarmerie, les efforts seront bien entendus concentrés dans les quartiers les plus en difficulté", a-t-il déclaré.

• Sur la formation et l'éducation

Emmanuel Macron a annoncé des initiatives pour les collégiens et lycéens comme le renforcement des internats, l'aide aux stages de 3e que les principaux de collèges auront la charge de trouver. Les internats d'excellence "dans les zones rurales et dans les zones urbaines ou le contexte menace la réussite scolaire" seront aussi de retour.

Il va également créer un "conseil présidentiel" sur la politique de la Ville, constitué de "jeunes issus des quartiers ayant réussi leur vie professionnelle" pour "entendre et bénéficier" de leur expérience et ainsi "redonner une image positive et de l'espoir".

 
129 commentaires - Quartiers populaires : ce que propose Macron
  • quartiers d'abord la securité œil pour œil des exemples forts arret prestations expulsions quand ils auront compris la fermeté sans faille on applique la politique Macron Borloo sinon on deverse du fric et ils continuent agressions ssur police pompiers femmes etc etc du vent

  • Et on a entendu tout cela combien de fois ?

  • Macron : Ben alors !!! Qu'est ce que tu connais des quartiers populaires ? As tu vécu dans un quartier populaire ? Si oui, tu n'oserai même pas parler de la sorte et faire des discours incohérent et déplacés !!! Si non : viens vivre pendant un an avec ta bergère et vous verrez comment ça se passe, après vous pourrez la ramener et causer !!!

  • "quartiers populaires" dans la nov langue, comprendre: banlieues abandonnées aux ismamistes où règne la charia.

  • Que des quartiers parisiens ! Pourtant les socialistes sont aux manettes, Delanoé avec sa plage n´a pas
    brillé dans les résultats, pourtant conseillé par la négative aubry. CATASTROPHE !!!

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