Quand Sarkozy s'en prend au physique de Hollande

Quand Sarkozy s'en prend au physique de Hollande

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, le 27 septembre 2016 à Paris.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 29 septembre 2016 à 18h17

Le livre de la journaliste Michèle Cotta, "Comment en est-on arrivé là ? Histoire d'un chaos politique" (éditions Robert Laffont), sort le 13 octobre prochain. Il rapporte des critiques violentes prêtées à Nicolas Sarkozy.

Dans son viseur ? Le physique de François Hollande, de Marine Le Pen mais aussi de violentes piques adressées à de nombreux politiques de son camp.

Les extraits publiés mercredi par L'Obs ne sont pas tendres. La journaliste explique que l'ancien président aurait notamment qualifié François Hollande d'"immonde" après un dîner à l'Élysée en janvier 2015. "Ses cheveux sont mal teints, il a l'air d'un ministre chinois. La graisse dégouline sous sa chemise, et, en dessous, il a des petites jambes d'enfant...", écrit l'ancienne présidente de Radio France et directrice générale de France 2 dans son ouvrage. Selon elle, Nicolas Sarkozy aurait également qualifié Marine Le Pen d'"épaisse" deux mois plus tard.

Ses principaux rivaux lors de la primaire à droite de novembre ne sont pas en reste. Alain Juppé ? "Un vieillard dont il n'a pas peur". François Fillon ? "Un notaire de province, au regard torve (de travers, farouches et menaçants, ndlr)". Jean-Louis Borloo ? "Tellement nerveux qu'il se 'bouffe les crottes de nez'. Je n'en croyais pas mes oreilles", écrit Michèle Cotta. En décembre 2015, l'ancien locataire de l'Élysée aurait cette fois moyennement digéré les sorties de Xavier Bertrand et Christian Estrosi après le second tour des élections régionales. Ses deux anciens ministres avaient affirmé qu'après cette campagne "plus rien ne serait comme avant". "Il faut attendre qu'ils dessoûlent. Cela prendra deux mois", aurait alors déclaré Nicolas Sarkozy.

"LE REVOIR CINQ ANS À l'ÉLYSÉE QUELLE HORREUR !"

Des attaques personnelles qui inquiètent certains à droite : "Toutes les fois où il ouvre la bouche, il perd des voix", affirme à Michèle Cotta l'un de ses amis en mai 2015. Pour d'autres, la rupture est déjà actée : "Le revoir cinq ans à l'Élysée, quelle horreur ! Insupportable", assure à la journaliste l'ancien ministre de l'Éducation et du Travail, Xavier Darcos (2007-2010).


En mai 2015, la journaliste rencontre le député et président UMP du conseil général de Savoie, Hervé Gaymard, également membre de l'équipe d'Alain Juppé. Ce dernier trouve Sarkozy "très énervé, tout en s'efforçant à ne pas l'être". "Il me donne un exemple de cet événement. Gaymard ayant publié une tribune avec Valérie Pécresse et d'autres signataires, Sarkozy les a tous convoqués sur le champ. 'Il a étrillé tout le monde', me raconte-t-il, sauf Jean-François Lamour et moi. Il s'est particulièrement acharné sur Valérie Pécresse, lui assénant : 'Je t'ai nommée ministre, j'ai donné tout l'argent que tu me demandais pour ton ministère, et voilà comment tu me traites ! Même agressivité envers Éric Ciotti", poursuit la journaliste.

En septembre 2015, devant un parterre de jeunes PDG, le chef de l'État aurait également répondu à l'assistance avec "une sorte d'agressivité et de décontraction qui a laissé ses interlocuteurs sans voix", poursuit Michèle Cotta. "À une jeune femme qui dénonçait l'inertie du monde politique, il a rétorqué : 'Bouge tes fesses, entre en politique au lieu de critiquer les autres'. Ce qui a surpris, c'est sa vulgarité". L'ancienne présidente du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) n'est pas la seule à rapporter ce type d'attaques physiques lancées par l'ancien président des Républicains. Dans son livre "La Cause du peuple" (éditions Perrin), paru Patrick Buisson assure que Nicolas Sarkozy aurait également jugé le président du Sénat, Gérard Larcher, "trop laid" pour intégrer le gouvernement en 2007.
 
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