"Quand je regarde Jacques Chirac, je vois qu'il souffre" confie Jean-Louis Debré

"Quand je regarde Jacques Chirac, je vois qu'il souffre" confie Jean-Louis Debré

Jean-Louis Debré

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Orange avec AFP, publié le mardi 19 avril 2016 à 12h45

Invité d'Europe 1 pour parler de son livre "Ce que je ne pouvais pas dire" ce mardi matin, Jean-Louis Debré a évoqué l'état de santé de Jacques Chirac, dont il est proche.

Président "le plus sympathique" pour les Français, Jacques Chirac est considérablement affaibli depuis son accident vasculaire cérébral en 2005.

Aujourd'hui, à 83 ans, "il va aussi bien que possible" a affirmé ce mardi 19 avril Jean-Louis Debré sur Europe 1 . "Sa maladie est un peu comme une vague qui monte. Il y a parfois un calme plat mais elle ne recule jamais". L'ancien président du Conseil constitutionnel venu parler de son livre "Ce que je ne pouvais pas dire", "pense" que c'est un état dont l'ancien chef de l'État a conscience. "Quand je le vois, il est heureux de me voir. Il me reconnait" a-t-il expliqué, avant de préciser :"Chirac n'a jamais été quelqu'un qui extériorise ses sentiments, mais moi qui le connais bien, quand je le regarde, quand je lis dans ses yeux, je vois qu'il souffre et je sais qu'il a de la peine", a-t-il jugé.



La dernière apparition officielle de Jacques Chirac remonte à novembre 2014. Diminué, la main sur l'épaule de son garde du corps, il était arrivé sous les applaudissements de la salle. Quelques mois plus tôt, , Bernadette Chirac avait estimé que son époux, qui a des pertes de mémoire, ne parlerait plus jamais en public. Souffre-t-il aussi de la maladie d'Alzheimer? "Honnêtement, je ne le crois pas (...) Il n'a pas vraiment les symptômes, mais c'est vrai qu'il a une petite baisse de sa mémoire, surtout par moments, c'est très variable", avait-elle alors indiqué.

En décembre dernier, il avait été hospitalisé quelques jours avant Noël "afin de faire un contrôle général de son état de santé, "mais son état ne présentait aucune inquiétude" assurait sa fille Claude Chirac.
"Il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour le moment à son sujet. Mon mari va bien, aussi bien que possible", a rassurait son épouse le 5 janvier dernier sur TF1. , interrogée sur la santé de son mari, à l'occasion du lancement de l'opération Pièces Jaunes. "Il est rentré à la maison après un petit séjour à l'hôpital où il était nécessaire de faire des examens complémentaires, parce qu'il était plus fatigué que les semaines précédentes. Il est rentré pour Noël, on a pu fêter Noël ensemble en famille à la maison et aussi la fête du jour de l'An".

La semaine dernière, lors des obsèques de sa fille aînée Laurence à l'église Sainte Clotilde dans le VIIe arrondissement de Paris, l'ancien président était particulièrement préservé de la presse. Seuls des contours d'un fauteuil roulant était visible.
 
38 commentaires - "Quand je regarde Jacques Chirac, je vois qu'il souffre" confie Jean-Louis Debré
  • ça ne t'empeche pas de cracher dans la soupe

  • Quel talent, serait-il voyant?

  • Toi aussi , on voit bien qu'il soufre d'avoir quitté sa très bonne place de Président du conseil constitutionnel

  • Chirac ... deux mandats stériles , immobilisme et magouilles en tout genres ... un homme politique français ordinaire à oublier trés vite

  • Que de haine déversée dans tous ces commentaires! Sur le Président Chirac, qui il est vrai n'a jamais eu de complaisance pour le Front National contrairement à son prédécesseur grâce à qui ce parti a eu un groupe parlementaire en 1986. Sur Jean-Louis Debré qui a tort aux yeux de certains de ne pas soutenir Nicolas Sarkozy. Les aigris sont de sortis! Bien sûr que monsieur Chirac n'est pas le seul à souffrir dans son grand âge mais est-ce une raison pour le trainer dans la boue? Un peu de compassion, est ce possible? Même pour ses adversaires politiques il y a des attitudes méprisables .

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    memoire_solide  (privé) -

    Edmond
    J'ai une pensée pour tous les entrepreneurs condamnés par les Tribunaux correctionnels qui ont postulé aux marchés publics de la Ville de Paris.
    je me fous de J; L Debré et de sa compassion. J'ai un faible pour les victimes et non pour les auteurs- d'ailleurs sauvés par le Ps Delanoé-à Paris.

    Et moi je me fous (pour reprendre votre expression au demeurant pas très élégante) de ce que vous pensez de Jean-Louis Debré et de Jacques Chirac, comme je me fous de ce que peuvent penser les membres du FN.

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